L’information financière des émetteurs de dette «high yield» manque de clarté
La forte croissance des émissions de dette à haut rendement (high yield) a renforcé les attentes des investisseurs européens et américains en matière de communication financière fournie par les entreprises.
Si ces dernières sont aidées par des cabinets de conseil pendant la phase d'émission, une enquête de KPMG, publiée en exclusivité par L’Agefi, montre que près de 41 % des 180 investisseurs high yield interrogés ne sont pas satisfaits de la qualité de l’information financière présentée postérieurement à l’opération.
La situation est particulièrement délicate pour les primo-émetteurs de dette high yield souvent mal organisés pour gérer ce processus. Ces derniers « ont peu de visibilité sur la pratique de marché en matière de communication financière auprès de la communauté d’investisseurs, contrairement au marché actions où l’information est plus accessible», relève Damien Allo, associé KPMG. Etant donné que les titres émis ont une maturité de plusieurs années, la clarté de l’information pâtit d’un manque de continuité des données.
«Les éléments financiers du document d’offre doivent souvent être retraités pour inclure l’impact des acquisitions et des cessions, les variations de change et les changements dans les principes comptables», souligne le cabinet d’audit.
Bien que 73% des investisseurs sondés établissent un lien entre la qualité de l’information et la situation géographique de l'émetteur, seulement 54% des investisseurs français sont de cet avis, contre 85% aux Etats-Unis. «L’accès à l’information des investisseurs non-européens est sans doute rendu plus difficile par un manque de connaissance des pratiques locales», avance KPMG.
L’étude est à consulter en ligne au format PDF en fichier joint.
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