L’industrie agro-alimentaire sait s’adapter à la fluctuation des matières premières
Les grands groupes agro-alimentaires ont su tirer les conséquences de la précédente crise des prix agricoles, constate Groupama AM. En 2008, ils n’ont pas hésité à répercuter intégralement au consommateur le coût de la flambée des matières premières, qui représentent environ un tiers de leur chiffre d’affaires. Les prix avaient ainsi bondi de 6% en moyenne, contre une hausse annuelle moyenne de 2%. Si les groupes ont pu ainsi maintenir leurs résultats et même améliorer de 0,5 point leur marge opérationnelle en 2008 et en 2009, les volumes ont chuté instantanément, principalement dans les pays matures. Or, «il est important de préserver la rentabilité sur les marchés matures, qui financent en partie le développement dans les émergents», explique Valérie Gadon, analyste chez Groupama AM.
Aussi, Danone, Nestlé et Unilever ont affiné leur stratégie cette année. La nouvelle flambée des matières premières sera compensée par une hausse des prix limitée –attendue autour de 3% en 2011– et par une accélération des réductions de coûts (de 1,6% du chiffre d’affaires en 2005 à près de 3% en 2011 pour Danone). Les hausses de prix devraient être focalisées sur les émergents moteurs. Aussi, l’impact sur les marges «pourrait être marginal» en 2011.
En revanche, avec des bilans très solides et un faible endettement, un mouvement de fusions-acquisitions de grande envergure est «envisageable». Or, «il détériorera la situation financière de ces groupes et leur notation, et comportera des risques opérationnels, notamment d’intégration et d’exécution, très lourds», ajoute Valérie Gadon. Néanmoins, Groupama AM reste positif sur le secteur.
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