L’ex-patron d’Autonomy conteste les accusations lancées par HP
L’ancienne direction d’Autonomy et le groupe HP poursuivent leur affrontement sur le terrain médiatique. Au centre du bras de fer : des manœuvres frauduleuses supposées qui ont conduit le groupe de Palo Alto à comptabiliser une charge de dépréciation de 8,8 milliards de dollars. HP a conclu le rachat d’Autonomy pour 10,3 milliards de dollars en 2011, sous la conduite de l’ancien directeur général Leo Apotheker. Ce dernier a démissionné l’an dernier après avoir passé moins d’un an aux commandes.
Dans une lettre ouverte adressée aux médias, l’ancien directeur général d’Autonomy, Mike Lynch, a rejeté en bloc les accusations à son encontre, en appelant au conseil d’administration de HP pour obtenir des «explications immédiates et spécifiques» sur ces allégations. Il a également réclamé que le groupe produise les éléments de preuve fournis à la SEC, en particulier sur la dépréciation de 5 milliards de dollars liée à la comptabilisation de certains revenus.
En agissant de la sorte, Mike Lynch, qui a fondé Autonomy, entend mettre la pression sur la dirigeante de HP, Meg Whitman, afin qu’elle montre que ces erreurs supposées justifient une dépréciation si importante. «Les finances d’Autonomy, durant toutes les années où la société a été cotée et y compris la période en question, ont été tenues avec les pratiques réglementaires et comptables applicables», a défendu Mike Lynch. «Je rejette totalement toutes les allégations de mauvaise conduite», a-t-il ajouté.
HP n’a pas tardé à réagir, assurant une nouvelle fois avoir mis au jour des errements comptables dans le cadre d’une enquête interne étendue. «Alors que le Dr. Lynch est enclin au débat, nous pensons que le processus judiciaire est la méthode adéquate pour établir les faits et agir au nom de nos actionnaires», a commenté HP dans un communiqué. Meg Whitman a débarqué Mike Lynch en mai dernier, évoquant un «déclin significatif des revenus de licence» chez Autonomy, qui édite des logiciels d’entreprise.
La sous-performance de la division constitue un autre défi auquel doit faire face le groupe américain, également confronté au ralentissement de ses activités PC, imprimantes et services technologiques. L’action HP a perdu plus de 50% de sa valeur depuis le début de l’année.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATGestion diversifiée : repenser l’allocation dans un monde incertain.
La diversification ne se limite plus au couple actions-obligations dans un environnement en mutation. -
Les marchés saluent la discipline de Scor
Le réassureur français publie un troisième trimestre meilleur qu’attendu. Malgré une sinistralité catastrophe plus élevée qu’au trimestre précédent, le résultat net baisse moins que prévu grâce à une stratégie toujours très disciplinée et sélective. -
Les épargnants américains se disent davantage tentés par le non-coté pour préparer leur retraite
Plus de la moitié des détenteurs de plans de retraite d’entreprise aux États-Unis se disent prêts à investir en private equity et en dette privée si les enveloppes habituelles, telles que le 401k, y donnaient accès, selon une enquête publiée par Schroders.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
PAC : la France au combat pour éviter une baisse des aides européennes aux agriculteurs
L’exécutif se montre satisfait des négociations entre Etats membres mais espère limiter l’érosion des crédits alloués à la PAC dans le budget de l’Union. -
Croissance française en berne : « Il n'y a pas de miracle à attendre »
Economiste spécialiste de la France chez Rexecode, Anthony Morlet-Lavidalie alerte sur les conséquences pour 2027 d'une croissance atone en 2026, voire d'une récession -
Seine colèrePendant les violences, Emmanuel Grégoire met sa police municipale « aux abris »
Alors que la capitale fait face à des violences et des pillages, les 4 000 agents parisiens ont reçu consigne de rester cloîtrés dans leurs locaux lors des manifestations