L’ex-Orpea a généré de la trésorerie pour la première fois depuis dix ans
Le titre Emeis évolue en hausse mardi alors qu’il a présenté des objectifs financiers à l’horizon 2028 jugés encourageants. En Bourse, Emeis a gagné 5,43%, à 14,76 euros, tandis que son concurrent Clariane montait de 6,5%, à 4,73 euros.
L’exploitant de maisons de retraite et de cliniques Emeis, ex-Orpea, a confirmé mardi ses perspectives de rentabilité pour 2025 et présenté des perspectives à moyen terme, après avoir enregistré un cash-flow libre (FCF) positif au premier semestre «pour la première fois depuis au moins une décennie», selon le groupe. Les perspectives du groupe à l’horizon 2028 apportent une visibilité supplémentaire, appréciée du marché.
Pour les six premiers mois de l’exercice, cette génération de trésorerie est devenue positive à 26 millions d’euros, en amélioration de 204 millions d’euros.
«Le groupe a généré de la trésorerie pour la première fois depuis au moins une décennie», s’est félicité le directeur général d’Emeis, Laurent Guillot, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes. Cette performance a été soutenue «par la reprise de l’activité, la maîtrise des charges opérationnelles, des capex de développement et du besoin en fonds de roulement (BFR), et la poursuite des cessions», a précisé Emeis dans un communiqué.
«La lente remontée des taux d’occupation et le redressement des marges crédibilisent le nouveau management en place avec l’arrivée d’un nouveau directeur général en mai 2022 et d’un nouveau directeur financier en septembre 2024», souligne Oddo BHF. Pour la période de janvier à juin derniers, le taux d’occupation moyen du groupe s’est établi à 87%, contre 85,3% lors de la période correspondante de 2024. Il s’est même hissé à 88,2% en organique hors ouvertures, les établissements nouvellement exploités ayant besoin de quelques trimestres pour atteindre leur rythme de croisière.
Pertes en repli
Emeis a publié pour le premier semestre une perte nette part du groupe de 137 millions d’euros, à comparer avec une perte nette de 257 millions l’an dernier à la même période.
Déjà publié en juillet, le résultat brut d’exploitation avant loyers (Ebitdar) a progressé de 18,5% sur un an au premier semestre, pour atteindre 401 millions d’euros. Cet indicateur a crû de 19,5% à périmètre constant.
Compte tenu du chiffre d’affaires de 2,91 milliards d’euros, également dévoilé en juillet, la marge d’Ebitdar est ressortie à 13,8% à fin juin 2025, contre 12,2% à la même période un an plus tôt.
Prenant en compte les objectifs de moyen terme d’Emeis, Oddo BHF a relevé ses estimations de résultats, en particulier pour les exercices 2027 et 2028. L’intermédiaire financier a relevé son objectif de cours sur la valeur de 12,50 euros à 15,50 euros et a maintenu sa recommandation à «surperformance».
A lire aussi : Le financement de la dépendance, l’autre gouffre dû au vieillissement
Le groupe a également annoncé que son objectif de cessions, qui était de 1,5 milliard d’euros entre la mi-2022 et la fin 2025, avait été atteint et largement dépassé. Emeis a réalisé ou sécurisé pour 2,1 milliards d’euros de cessions depuis la mi-2022.
«Nous sommes fiers des résultats de ce premier semestre qui démontrent que nous sommes au rendez-vous de nos engagements tant opérationnels que financiers, en ligne avec la stratégie annoncée», a commenté le directeur général d’Emeis, Laurent Guillot, cité dans un communiqué.
4% à 5% de croissance
«Avec une visibilité qui s’améliore, nous sommes aujourd’hui confiants pour l’avenir, comme en témoigne la confirmation de notre guidance sur 2025 mais aussi les perspectives à horizon 2028 que nous partageons aujourd’hui», a-t-il ajouté.
Le groupe prévoit toujours une hausse de son Ebitdar de 15% à 18% cette année par rapport à 2024, à périmètre constant.
Pour la période 2024-2028, il anticipe un taux de croissance annuel moyen de son chiffre d’affaires de 4% à 5% à périmètre constant. Pour cette période, Emeis table également sur un taux de croissance annuel moyen de l’Ebitdar de 12% à 16% à périmètre constant.
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