L’Europe attire les investisseurs internationaux, la France les freine
«Avec un nombre de projets d’implantation en retrait de 2 % en 2015, la France enregistre la seule et unique baisse parmi le Top 15 européen» dans la course aux investissements internationaux en Europe, selon EY qui a publié, fin mai, son «Baromètre de l’attractivité France 2016 : la France distancée».
La France réussit quand même à faire partie du Top 15 des pays bénéficiant du plus grand nombre d’emplois liés aux implantations internationales pour l’année 2015, grâce aux secteurs du numérique, des services aux entreprises, de l’équipement, de la chimie et de l’agroalimentaire. EY nuance cette apparente bonne nouvelle : la progression de la création de ces emplois au niveau européen a été de +17%.
EY explique les mauvais chiffres de la France dans ce baromètre par un manque de prise de décisions lié à des débats stériles. «Ce repli confirme l’incapacité du pays à embrasser la marche du monde et sa propension aux débats manichéens…et donc insolubles». La France pâtit également d’une fiscalité rebutante pour 72% des sondés.
Parallèlement, EY montre que l’Europe enregistre la plus forte hausse des projets d’implantations internationales depuis la reprise de 2013. On est passé de 3797 projets d’implantations internationales en Europe en 2012 à 5083 pour l’année 2015, un chiffre record, avec une hausse de 14% entre 2014 et 2015.
Selon EY, les réformes structurelles entreprises dans les pays de l’Europe économique expliquent les 5083 nouvelles implantations et une augmentation du nombre d’emplois créés passant de 186348 pour 2014 à 217 666 pour 2015 soit une hausse de 14%.
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