L’Etat actionnaire souhaite diversifier ses talents à défaut de son portefeuille
L’Etat actionnaire peut désormais piocher «des administrateurs issus d’un vivier élargi, afin de pouvoir bénéficier de leur expérience», à l’aune de la publication le 23 août 2014 de l’ordonnance relative à la gouvernance et les opérations sur le capital des sociétés à participation publique, alors que seulement 15% des chargés de participation de l’APE (Agence des Participations de l’Etat) possèdent une «expérience de l’entreprise» selon le dernier rapport annuel de l’institution. A cela s’ajoute une distinction plus claire entre les rôles des administrateurs représentant l’Etat selon qu’ils sont l'émanation de l’Etat client, de l’Etat régulateur ou de l’Etat actionnaire à proprement parler.
C’est d’ailleurs cette dimension qui semble primer sur les autres alors que les dividendes perçus par l’Etat en 2014 s'élèvent à 4,1 milliards d’euros, somme qui contribue «directement au budget». 86% de ces dividendes proviennent de cinq entreprises: EDF, GDF Suez, SNCF Mobilités, Orange et La Poste. Mais le rendement des titres du portefeuille de l’APE est de 5,3%, contre 3,5% pour le CAC40, alors que dans le même temps, sa valeur a perdu 2,73% entre avril 2014 et avril 2015, en raison des contre-performances d’EDF, contre une hausse de 12,46% pour l’indice parisien sur la même période.
C’est cette contradiction flagrante qui avait fait dire à la Cour des comptes il y a quelques mois que l’Etat actionnaire n'était plus stratège. Pour 2015, une baisse des dividendes reçus, à 3,7 milliards d’euros, a été budgétée.
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