Les valeurs moyennes se réfèrent davantage au code MiddleNext
La gouvernance des valeurs moyennes s’améliore progressivement. «Nous sommes heureux de constater que les entreprises s’approprient de mieux en mieux le code MiddleNext, souligne Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext. Le plus important étant que les explications des entreprises sont de plus en plus claires et pertinentes.» Sur les exercices clos fin 2012 ou courant 2013, 155 sociétés se sont référées au code MiddleNext contre 139 l’année précédente.
Le dernier rapport sur les entreprises faisant référence au code de gouvernance MiddleNext réalisé par l’Institut français de gouvernement des entreprises (IFGE) marque des évolutions notables, en particulier sur la gestion des conseils. Désormais, 82% des entreprises ont mis en place un règlement intérieur du conseil, contre seulement 48% en 2009. Plus de la majorité (51%, contre 46% en 2011) précise les différentes rubriques (rôle du conseil, composition, devoirs des membres, fonctionnement, règles de rémunération) préconisées par le code. Plus de la moitié des sociétés évoque précisément la déontologie des administrateurs, notamment l’épineuse question des conflits d’intérêts, contre un tiers l’année précédente.
Aujourd’hui, 72% des midcaps se sont dotées d’un comité d’audit, contre 47% en 2011, bien qu’elles n’y soient pas contraintes, le conseil pouvant se réunir en formation d’audit. En revanche, la création de comité de rémunération progresse peu, avec un taux de 47% contre 43% en 2011, et les comités stratégiques stagnent à 13%.
Autre effort notable, 70% des entreprises ont mis en place une évaluation des travaux du conseil, contre 62% en 2011 et 31% en 2010. Le code recommande simplement une auto-évaluation.
La moitié des valeurs moyennes suit la recommandation du code de lier le versement des jetons de présence à l’assiduité et au temps consacré à l’exercice du mandat. Le jeton moyen par administrateur versé en 2012 est de 6.000 euros, contre 51.000 euros dans le CAC 40. Encore un quart des sociétés ne rémunèrent toujours pas leurs administrateurs.
Du côté des rémunérations des dirigeants, 38% des midcaps contre 18% un an plus tôt souscrivent à la recommandation du code MiddleNext exigeant le respect des principes d’exhaustivité, équilibre, benchmark, cohérence, lisibilité mesure et transparence. Quant aux indemnités de départ et aux retraites chapeau, elles ne concernent que 20% des sociétés.
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