Les trésoriers un peu moins sombres sur l’accès au crédit
En pleine crise, ce sont bien les facteurs directement liés à l’exploitation qui inquiètent les entreprises. En témoigne l’enquête AFTE COE-Rexecode réalisée en avril auprès des trésoriers. Après deux mois d’amélioration, l’indicateur lié à la trésorerie d’exploitation a connu une rechute (-24,9 %), renouant presque avec ses plus bas de décembre (-25,2 %).
A l’inverse, preuve que les entreprises ont resserré leur gestion, l’indicateur de trésorerie global s’est pour sa part stabilisé à -21,4 %, 5 points au-dessus de son plancher de fin d’année.
D’ailleurs, ceux qui constatent une dégradation de leur trésorerie globale mettent bien en cause les dépenses d’exploitation (à plus de 80 %), les autres facteurs (dont l’investissement) restant loin derrière.
Parmi les éléments périphériques, les trésoriers se veulent en particulier un peu moins sombres sur la question des marges bancaires (voir graphique). Certes, à 38 % en net, l’indicateur traduit toujours une augmentation des marges appliquées par les banques. Il n’en reste pas moins que les entreprises sont nettement moins nombreuses à le déplorer qu’à l’automne lorsque la statistique flirtait avec la barre des 60 %.
Même constat si l’on regarde le solde d’opinions sur les recherches de financement. Bien que toujours négatif (-44 %), il est en voie d’amélioration depuis décembre dernier (-58,1 %).
Ceci étant, les auteurs de l’étude mettent en garde contre les excès d’optimisme à la lecture de cette légère amélioration. « Le solde n’a pas encore retrouvé les niveaux précédant la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 », rappelle le document.
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