Les trésoreries des entreprises françaises se détendent en juin
Pour la première fois depuis fin 2007, la trésorerie globale des entreprises s’améliore, même si le prix du pétrole pèse de nouveau
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Bruno de Roulhac
Enfin un indicateur de trésorerie revient en territoire positif. Selon le baromètre mensuel AFTE Coe-Rexecode, le solde d’opinion sur l’évolution de la trésorerie globale des entreprises françaises est redevenu positif pour la première fois depuis la fin 2007, passant de -5,9 % en mai à +4,8% en juin. Toutefois, « ceci n’indique pas que la trésorerie a retrouvé un niveau satisfaisant, puisque le niveau de la trésorerie d’exploitation est encore jugé plutôt difficile », relève l’étude. Si le solde d’opinion sur la trésorerie d’exploitation s’améliore (de -12,2 % à -9,3 %) il reste effectivement négatif.
Du côté des marges de crédits bancaires, le solde d’opinion (entre ceux qui enregistrent une hausse et ceux qui notent une baisse de leur marge) se réduit légèrement de 35,9 % à 34,5 % en juin. Toutefois, le rythme de baisse s’est nettement ralenti depuis deux mois. Parallèlement le solde d’opinion sur la recherche de financements passe de -33 % en mai à -31,5 % en juin, loin des -50 % de début d’année. Si ce solde est revenu au niveau antérieur à la faillite de Lehman Brothers de septembre dernier, son amélioration reste minime.
Les délais de paiement des clients continuent à s’allonger, mais moins fortement. « Au total, si les deux tiers de l’allongement qui s’est produit en 2008 semblent avoir été récupérés, les délais de paiements restent encore contraignants dans leur ensemble », constate le baromètre.
Par ailleurs, avec la remontée des cours du brut, les trésoriers jugent de nouveau négatif l’impact du prix du pétrole, pour la première fois depuis octobre 2008. De mai à juin, le solde est passé de + 3,2 % à -11,5 %. Pour sa part, la parité euro/dollar pèse davantage.
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