Les trésoreries des entreprises continuent à s’améliorer légèrement
La légère embellie de janvier se confirme. Les trésoreries d’entreprises ne se dégradent plus, constate la dernière enquête AFTE-COE Rexecode, réalisée début février. Pour autant, elles demeurent à des niveaux particulièrement bas. L’écart entre ceux qui jugent la situation aisée et ceux qui la jugent difficile est encore de -19,6% pour la trésorerie d’exploitation (voir graphique) et à -14,3% pour la trésorerie globale (-17,5% en janvier). Sur les 41% d’entreprises avouant une détérioration de leur trésorerie globale, plus de 70% invoquent des dépenses d’exploitation et seulement 21% des dépenses d’investissement.
Les trésoreries ne bénéficient plus de l’effet positif de la nouvelle réglementation sur les délais de paiement (à 45 jours fin de mois ou 60 jours calendaires) entrée en vigueur au 1er janvier. L’indicateur sur les délais de paiement, qui était passé de 38,6% en décembre à 24,9% en janvier, ne s’améliore que très légèrement à 24,4%.
Malgré la légère remontée des prix du baril, le pétrole conserve toujours une influence positive sur les trésoreries, avec un solde d’opinion de 14,7%. La parité euro-dollar garde un effet positif, mais très réduit, avec un solde de 1,6%.
Les sentiments des entreprises à l’égard de leurs banquiers restent mitigés. D’une part, ils reconnaissent une amélioration sur les marges de crédit, le solde d’opinion reculant pour le troisième mois consécutif, passant d’un plus haut de 59,5% en novembre 2008 à 46,2% en février. D’autre part, les trésoriers peinent autant à trouver leurs financements, avec un solde d’opinion quasi stable à -52,5%.
Plus d'articles du même thème
-
La dynamique de création de cabinets de gestion de patrimoine ne faiblit pas
Trois nouveaux cabinets se sont lancés cette semaine. L'un d'eux rassemble huit associés fondateurs. -
Sagard clôture son troisième fonds de fonds dédié aux nouveaux gérants buyout au-dessus de sa taille cible
Cette activité héritée du rachat d'Unigestion parvient à réunir 520 millions d'euros, contre 400 millions d'euros prévus initialement. Plusieurs investissements ont d'ores et déjà été réalisés en Europe et aux Etats-Unis. -
La chute du real contraint la Banque centrale du Brésil
L’institution monétaire a laissé son taux directeur inchangé à 13,75%, marquant une pause dans son cycle d’assouplissement monétaire, après la chute des actifs brésiliens. La crainte est une accélération de l’inflation malgré la faible conjoncture alors que le marché attend une politique budgétaire crédible.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Reste à chargeDépenses de santé : pourquoi les moins de 65 ans paient plus que les retraités
Les actifs mettent davantage la main à la poche que leurs aînés, malgré des dépenses de santé plus élevées pour ces derniers, rapporte la Drees -
Des ombres et des ondesDésinformation et présidentielle : « La responsabilité des réseaux sociaux est considérable »
La campagne présidentielle française est déjà la cible de manipulations à grande échelle, au niveau des contenus diffusés sur Facebook, X et TikTok, comme des algorithmes qui les favorisent -
L’accord parfait
A la tête d’Interparfums depuis près de quarante ans, Philippe Bénacin est un patron atypique qui revendique une méthode à contre-courant, forgée par de profondes convictions, ses intuitions et une bonne dose d’audace.