Les sociétés du CAC 40 sont confiantes dans la qualité de leurs actifs
Plus que jamais, il est difficile de réconcilier la valeur de marché des sociétés du CAC 40 et leur valeur intrinsèque comptable, constate la troisième édition du « Profil financier du CAC 40 » de Ricol Lasteyrie.
De fait la moyenne du ratio capitalisation sur fonds propres (price to book) des sociétés du CAC 40 s’est effondrée de 2,5 en 2007 à 1,4 en 2008. Fin 2008, dix-huit sociétés de l’indice affichaient une valorisation inférieure à leurs fonds propres, contre trois un an plus tôt. Toutes les valeurs financières sont concernées ainsi que la plupart des groupes TMT.
Le divorce entre vision des investisseurs et vision des managers est particulièrement criant dans l’analyse de la décomposition de la valeur boursière du CAC 40 (voir graphe). La valeur des actifs figurant au bilan reste quasiment stable. Les entreprises ont procédé à très peu de dépréciations, en dépit d’acquisitions réalisées à des prix élevés ces dernières années. « Le maintien, et même l’augmentation, du goodwill reflète la confiance des entreprises », souligne Jean-Charles de Lasteyrie, directeur général de Ricol Lasteyrie, tout en soulignant que la qualité des actifs pourrait s’effriter si la crise devait perdurer. D’ailleurs, les entreprises « testent » désormais leur goodwill tous les trimestres et plus seulement une fois par an.
Malgré la crise, les sociétés du CAC 40 verseront 35,6 milliards d’euros de dividendes au titre de 2008. Si ce niveau est en baisse – les résultats nets ont chuté globalement de 40 % entre 2007 et 2008 – le taux de distribution progresse de six points à 48 %, en ligne avec fourchette de 40 à 50 % sur longue période.
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