Les sirènes de l'étranger attirent de nouveau les sociétés françaises
Dernier exemple en date de l’appétit retrouvé des hexagonaux pour les contrées lontaines, Rhodia a dévoilé mercredi soir le rachat du chinois Feixiang Chemicals pour 347 millions d’euros (voir le tableau ci-dessous). Depuis le début de l’année, selon les données de Dealogic, les entreprises françaises ont signé 206 opérations de fusions-acquisitions (M&A) à l'étranger, pour un montant total de 10,4 milliards d’euros.
Cela représente une nette progression par rapport à la période comparable de 2009, où 186 opérations avaient été comptabilisées pour un total de 7,9 milliards d’euros. Si l’on rapporte ces M&A transfrontières au volume global de transactions effectuées par des sociétés françaises, elles représentent 49% du total en valeur (contre 32% en 2008). Des niveaux qui marquent donc une reprise même s’ils restent sans commune mesure avec ceux d’avant-crise. En 2006, à la même époque, les entreprises françaises avaient annoncé moins d’opérations de fusions-acquisitions (569 contre 759 cette année) mais pour un cumul de valorisation bien plus significatif (146,9 milliards d’euros, dont 51 milliards à l'étranger, contre 21,3 milliards en 2010).
Après une année 2009 peu fructueuse, la remise au goût du jour de la croissance externe devrait continuer de mettre en valeur les investissements à l'étranger, en particulier dans les zones émergentes, où les acquéreurs partent en quête de gisements de valeur. Selon une étude publiée en mars par CMS Russie et Mergermarket, le marché russe, par exemple, devrait réserver de belles opportunités cette année grâce au lancement du programme de privatisation et de cessions d’actifs des grandes banques étatiques, prévu au second semestre.
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