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Les rumeurs de sortie de Vodafone de Verizon Wireless s’intensifient
Les rumeurs de sortie de Vodafone de Verizon Wireless s’intensifient
L’opérateur britannique demanderait 115 milliards de dollars pour sa participation de 45% dans sa coentreprise avec le groupe américain
Publié le
Bruno de Roulhac
Les rumeurs de sortie de Vodafone de Verizon Wireless se font de plus en plus pressantes. L’opérateur britannique discuterait actuellement avec l’américain Verizon Communications sa sortie du capital de leur filiale commune de téléphonie mobile aux Etats-Unis, Verizon Wireless, dans laquelle il détient une participation de 45%, selon le Sunday Times. Verizon serait ainsi satisfait de consolider à 100% sa filiale la plus rentable. Verizon Wireless a réalisé l’an dernier près de 76 milliards de dollars de chiffre d’affaires.
«Le scénario le plus probable serait l’attribution d’une prime aux actionnaires de Vodafone lors de la fusion avec Verizon», note BoA Merrill Lynch. Pourtant, l’option d’une fusion entre les deux entités de Verizon serait abandonnée, en raison de l’opposition des actionnaires du groupe américain, ne voulant pas de participation dans les activités européennes de Vodafone. Déjà début mars, Bloomberg avait évoqué l’hypothèse d’une cession, précisant à l’époque que l’hypothèse d’une fusion envisagée dès décembre 2012 avait été écartée en raison de l’absence d’accord sur le futur management et sur la localisation géographique de la nouvelle entité.
Pour l’heure la cession serait donc plus probable. La seule participation de Vodafone dans Verizon Wireless est valorisée autour de 115 milliards de dollars (89 milliards d’euros) par le vendeur, et représente environ 75% de la valeur de l’opérateur britannique selon les experts, et de 83 % de la valeur boursière actuelle de Vodafone. Le titre a déjà rebondi de plus de 20% depuis le début de l’année. Toutefois, le calendrier pourrait être favorable au groupe américain, Verizon se traitant sur un PE (ratio cours sur bénéfice) de 17,5 fois, contre seulement 12 fois pour Vodafone.
Vodafone serait conseillé par UBS, Mc Kinsey et par des avocats de Linklaters pour étudier les différentes options et réduire la facture fiscale, selon des proches du dossier cités par Reuters. Vodafone pourrait en effet payer jusqu’à 20 milliards de dollars d’impôts.
En cas de vente de sa part dans Verizon Wireless, que fera alors Vodafone des 115 milliards de dollars qu’il pourrait recevoir ? Seront-ils rendus aux actionnaires ou utilisés pour des acquisitions? Quoi qu’il en soit, la persistance de ces rumeurs devrait continuer à soutenir son action, qui gagnait hier à Londres encore 0,27% à 187,20 pence.
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