Les recherches de financement redeviennent difficiles
Pour le quatrième mois consécutif, la trésorerie d’exploitation des grandes entreprises françaises s’est stabilisée à un niveau jugé normal, constate l’enquête mensuelle de février de l’AFTE COE-Rexecode (voir graphique). Le solde d’opinion, entre les trésoriers jugeant leur trésorerie d’exploitation aisée et ceux l’estimant difficile tourne autour de l’équilibre, «un niveau sans doute proche de la moyenne de long terme», estime l’enquête, même s’il était en moyenne positif de 10% sur la période 2006-2007. Parallèlement, la trésorerie globale s’améliore avec un solde positif de +12,3%.
Du côté des financements, la situation se détériore. Si la recherche de financements s’est améliorée en 2009, la situation se dégrade depuis le début de l’année, avec un solde d’opinions passé de -16% en janvier à -19,4% en février. L’indicateur Coe-Rexecode constate le resserrement des conditions de prêt au premier trimestre 2010 déjà anticipé par l’enquête de la Banque de France. D’ailleurs, les marges payées sur les crédits bancaires augmentent davantage que le mois dernier, avec un solde d’opinion, passé de 12,4% en janvier à 14,4% en février.
Seulement un tiers des répondants estime leur trésorerie affectée par les prix du pétrole, avec un impact négatif de -14,4% en février, contre -17% en janvier. En revanche, plus de la moitié des trésoreries sont influencées par la parité euro-dollar, qui continue à peser sur leur gestion, avec un solde d’opinion qui reste inchangé à -10,5%.
La bonne nouvelle provient des délais de paiement des clients. S’ils continuent à s’allonger, le solde d’opinion est passé sous le seuil des 10% à 8,9%, revenant à la moyenne d’avant-crise observée de mars 2005 à juin 2008.
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