Les rachats d’actions ont atteint en août un record sur le SBF 120 depuis 2008
Déjà marquée, la tendance des rachats d’actions s’est accentuée ces deux derniers mois. Selon Natixis, les entreprises du SBF 120 ont dépensé 830 millions d’euros en août, un record depuis septembre 2008. Depuis le début de l’année, le montant cumulé atteint 4,37 milliards d’euros, plus que les 3,36 milliards dépensés en 2010.
«Des cours déprimés, des trésoreries importantes dans un contexte de taux courts très faibles, des coûts de financement qui restent attractifs, plaident pour une «dé-équitisation» (réduction des fonds propres)», explique Natixis. D’autant que si les entreprises disposent de trésoreries importantes, et affichent des taux d’endettement faibles avec un ratio dette nette sur Ebitda proche de 1 en moyenne pour les grands groupes européens, les stratégistes de la Société Générale indiquaient fin juillet que la faible visibilité ne joue pas en faveur des fusions et acquisitions. «Dans ce contexte, une décision de rachat de titres est rationnelle: les titres d’un groupe représentent finalement l’actif sur lequel il dispose de la meilleure visibilité», ajoute Natixis.
Hier, GDF Suez a annoncé la mise en œuvre de son plan de 500 millions d’euros voté lors de l’AG du 2 mai, inférieur de moitié à celui lancé en août 2008. L’objectif premier est de couvrir ses besoins en matière d’attribution d’actions gratuites aux salariés. Mais le groupe espère bien aussi un soutien sur le cours de Bourse. A court terme, l’effet est discutable. L’action a perdu hier 2,07% à 19,63 euros, plus que le marché. A moyen terme néanmoins, à en croire l’indice Share buy back achiever qui recense les entreprises américaines ayant acheté au moins 5% de leur capital au cours des douze derniers mois, l’effet semble positif. Depuis début 2008, l’indice n’a perdu que 5% alors que le S&P 500 a chuté de 22%.
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