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Les pays émergents ne pourront faire l’économie du nucléaire d’ici à 2030
Les pays émergents ne pourront faire l’économie du nucléaire d’ici à 2030
Alors que l’Europe apparaît divisée, la demande asiatique semble la plus prometteuse malgré les problèmes de stockage à long terme des déchets
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Un an après la catastrophe de Fukushima, le rôle du nucléaire dans le mix-énergétique est loin d’être consensuel à l’échelle mondiale, alors que la demande d’électricité devrait progresser de moitié en vingt ans sous l’influence des zones émergentes, si l’on en croit les dernières prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
En Europe, si certains pays (Allemagne, Suisse, Italie) ont pris la décision d’abandonner cette source d’énergie, de nouvelles capacités sont prévues au Royaume-Uni, en France ainsi qu’en Europe orientale (Pays baltes, Pologne, Finlande). Compte tenu du renforcement des contraintes budgétaires sur le Vieux Continent, la concurrence entre les nouvelles technologies nucléaires se fera autour des offres de financement associées à ces projets. De plus, l’acceptabilité publique de ces projets sera soumise à «l’existence d’un référentiel européen de sûreté et d’un cadre industriel et réglementaire de la gestion des déchets», relèvent les experts de Deloitte, en soulignant l’absence de réglementation sur le stockage des déchets à long terme.
Ce sont surtout la Chine et l’Inde qui devraient contribuer à la hausse de la part du nucléaire dans la demande d’énergie primaire (voir graphique ci-dessous). Disposant d’un carnet de commandes équivalent à 38 milliards d’euros sur 10 ans, l’agence russe de l’énergie atomique (Rosatom) a indiqué vendredi avoir enregistré en 2011 un doublement des commandes de réacteurs nucléaires de la part de la clientèle étrangère, principalement asiatique. «Nous estimons que les capacités nucléaires actuelles s’élèvent à environ 400 gigawatts et qu’elles devraient atteindre 600 gigawatts en 2030», a déclaré Luc Oursel, président du directoire d’Areva, en préambule au sommet sur la sécurité nucléaire qui s’est ouvert hier à Séoul.
Le développement des énergies concurrentes butte sur plusieurs problèmes. Le pétrole et le gaz se caractérisent par une grande volatilité de leurs cours liée à des facteurs industriels et géopolitiques, le charbon étant le plus polluant en émissions de carbone. Les tensions sur les ressources hydriques limiteront le développement de l’hydroélectricité, tandis que la production d’électricité éolienne est par nature intermittente. Reste le solaire, actuellement bridé en Europe par la baisse des subventions étatiques, alors que la Chine accentue sa mainmise sur la capacité de production des cellules photovoltaïques.
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