Les paiements des entreprises restent tendus en Europe
Du mieux mais la situation reste difficile. Selon les statistiques d’Altares, les retards moyens de paiement en Europe se sont réduits de 0,2 point entre décembre 2008 et mars 2009. Toutefois, en dépit de ce signe encourageant, ces retards restent à 14,7 jours proches des plus hauts enregistrés depuis cinq ans. En un an seulement, ils se sont accrus de 2 jours en moyenne.
Parmi les secteurs les plus touchés, l’immobilier accuse des retards de paiement de 19 jours (+4,2 jours en un an et +0,4 jour en trois mois) avec des pics à plus de 30 jours en Irlande, au Portugal et en Espagne.
L’Espagne est d’ailleurs un symbole de cette dégradation de la situation en Europe. Certes, une entreprise sur deux paie encore dans les délais. Néanmoins, les retards de paiement (15,9 jours) y sont supérieurs à la moyenne européenne.
Le Royaume-Uni a aussi de quoi inquiéter avec des retards moyens de 17,2 jours. D’autant que près de trois entreprises sur quatre n’y respectent pas les délais contractuels (voir tableau).
A l’autre bout du spectre, la France est l’un des rares pays à avoir encore réduit ses retards de paiement au premier trimestre. Ce qui avec désormais 11,7 jours rapproche les groupes français de la référence allemande (10,7 jours). Comme lors des trimestres précédents, Altares y voit la conséquence de « l’encadrement des délais de règlement imposé par la loi LME ». Un bémol néanmoins à la performance française : si les retards des entreprises françaises sont parmi les plus réduits d’Europe, une sur trois seulement respecte les délais contractuels.
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