Les nouveaux modèles peinent à dynamiser le marché automobile français
Le mois de mai s’est soldé par un nouveau repli du marché automobile français. Le volume d’immatriculations de véhicules particuliers neufs a en effet chuté de 10,3% selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), à 148.554 unités précisément, cela pour un nombre de jours ouvrables identique (19). Sur les cinq premiers mois de l’année, le marché accuse une baisse de 11,9% en données brutes, une glissade modestement ramenée à 11% en tenant compte d’un jour ouvrable en moins cette année (103 contre 104).
Les chiffres de mai n’ont pas empêché le CCFA de confirmer sa prévision d’un recul d’au moins 8% sur l’ensemble de l’exercice, en raison des espoirs suscités par le lancement de nouveaux modèles. Cet argument avait été mis en avant au mois d’avril pour expliquer le ralentissement de la chute du marché, à 5,2%. François Roudier, porte-parole du CCFA, a pour l’heure évoqué hier une stabilisation du rythme de baisse. «Nous restons dans un marché sinistré, même s’il ne s’effondre pas», a-t-il indiqué.
Sur un mois comme sur cinq, les constructeurs français dans leur ensemble sont en retard, avec des baisses de volumes de respectivement 12,1 et 13%. Ils cèdent ainsi 0,7 point de part de marché depuis le début 2013, à 52,7%. Renault pourtant tire son épingle du jeu, grâce au dynamisme de Dacia, qui affiche une progression de 18,1% de ses ventes en 2013 en dépit d’une quasi-stagnation le mois dernier (+0,4%). La marque représente ainsi sur cinq mois 22% des volumes écoulés par le groupe Renault, 5 points de mieux que l’an passé.
En parallèle, la marque au losange avec une baisse des immatriculations de 14,7% concède en 2013 une dégringolade comparable à celle de PSA (-15,4%, dont -12,2% pour Peugeot et -19,2% pour Citroën). Le groupe Renault parvient donc à grappiller 0,7 point du marché cette année, à 23,2%, alors que PSA Peugeot Citroën abandonne 1,2 point à 29,4%. Cela alors même que le mois de mai a laissé voir une évolution différente, Renault (-16,5%) chutant à un rythme précisément deux fois supérieur à celui de son grand rival (-8,2%).
La morosité des groupes français ne profite pas au numéro un européen, Volkswagen, qui subit de janvier à mai une glissade de 11,5% pour une part de marché stable (+0,1 point à 13,8%). A l’inverse, le japonais Toyota (+4,1% sur cinq mois) et le sud-coréen Hyundai (+8,5%) se distinguent à la hausse.
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