Les investisseurs saluent le plan de redressement de Finmeccanica à l’horizon 2013

Si le chemin de son retour aux bénéfices semble clair, le groupe italien s’est montré peu loquace sur le détail de ses cessions d’actifs
Yves-Marc Le Reour

A la tête de Finmeccanica depuis 4 mois, le PDG Giuseppe Orsi a détaillé hier les leviers opérationnels destinés à permettre au groupe italien de mener à bien sa «restructuration majeure» entamée l’an dernier. Le marché a favorablement accueilli ce plan en faisant progresser l’action de 3,2% à près de 4 euros.

La situation de départ est pourtant peu flatteuse avec une perte nette annuelle de 2,35 milliards d’euros, sous l’effet de 3,2 milliards de charges exceptionnelles combinant des provisions sur contrats aéronautiques et spatiaux (environ 35% du total), des coûts de réorganisation des activités non stratégiques (32%), des dépréciations d’actifs (25%) et des charges de restructuration sur les activités poursuivies (8%). Le cash-flow libre d’exploitation est négatif à hauteur de 361 millions, tandis que la dette nette de 3,45 milliards représentait 75% des fonds propres fin 2011.

Malgré un léger recul anticipé de l’activité, l’exercice 2012 sera «une année de transition bien étalonnée» selon le groupe qui prévoit le retour à un bénéfice d’exploitation ajusté d’environ 1,1 milliard (contre -216 millions en 2011) accompagné d’un cash flow libre d’exploitation positif. Le carnet de commandes resterait stable autour de 17,5 milliards, tout comme la dette nette à périmètre identique. Environ 55% des 440 millions d’économies de coûts prévues sur 2 ans devraient se matérialiser cette année. En 2013, le chiffre d’affaires recommencerait à croître et la marge d’exploitation ajustée dépasserait 7% (contre environ 6,5% en 2012). Grâce à une hausse «significative» du cash flow, la dette nette diminuerait avant prise en compte des cessions d’actifs.

Le groupe a confirmé un programme de désinvestissements de 2 milliards d’euros dans le transport et l’énergie, dont un milliard d’ici fin 2012, mais sans s’exprimer sur les informations de la presse italienne faisant état de négociations «avancées» avec le japonais Hitachi. Celui-ci reprendrait 50% du capital de sa filiale de matériel ferroviaire Ansaldo Breda et 29% d’Ansaldo STS, sa filiale de signalisation contrôlée à 40%. «La signature d’un accord avec les syndicats de Breda en début de semaine rendant possible une restructuration de la société est une étape cruciale en vue de sa cession», jugent les analystes d’Oddo Securities.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...