Les introductions en bourse devraient se multiplier en Espagne

Après Telefonica qui va céder 51 % de sa filiale Atento, la cotation de 30 % du capital de la loterie nationale est particulièrement attendue
Yves-Marc Le Reour

Après une longue période de disette, plusieurs introductions en bourse devraient animer le marché espagnol d’ici fin 2011. Le coup d’envoi a été donné vendredi dernier avec l’ouverture du carnet d’ordres pour Atento, filiale de Telefonica spécialisée dans les centres d’appels. Le groupe de télécoms va céder 51% de sa filiale, soit «30,6 millions d’actions ordinaires, à un prix unitaire indicatif compris entre 19,25 et 25 euros», ce qui valorisera la société entre 1,15 et 1,5 milliard d’euros. Telefonica se réserve le droit de céder jusqu’à 56,1% du capital en cas d’exercice de l’option de surallocation. Le prix définitif «sera connu le 9 juin pour une première cotation prévue le 13 juin».

Cette première introduction de l’année devrait être suivie d’autres opérations d’une taille plus importante, à commencer par celle de Bankia qui devrait lever 3 à 4 milliards d’euros lors d’une IPO dont le lancement aurait lieu durant la première quinzaine de juillet. Cette cotation permettrait à la nouvelle entité, résultant du regroupement entre Caja Madrid et six autres caisses d’épargne, d’éviter de faire à nouveau appel au fonds de restructuration bancaire espagnol (Frob). La cession d’une partie du capital d’autres caisses «devra donner lieu à une importante décote sur leur valeur comptable pour rencontrer la faveur des investisseurs», estiment plusieurs banquiers, en dépit du fait que ces établissements puissent s’appuyer sur leurs succursales pour vendre des titres à leur clientèle de particuliers.

Pour le gouvernement espagnol confronté à la nécessité de réduire son déficit budgétaire, c’est la privatisation de la très rentable loterie nationale, attendue à l’automne prochain, qui devrait être la pépite la plus intéressante. Il prévoit de céder 30% de la société qui pourrait être valorisée jusqu’à 25 milliards d’euros. L’intérêt devrait être d’autant plus important que la capitalisation boursière du groupe de jeux de hasard le rendrait éligible à une inclusion dans l’Ibex 35, l’un des principaux indices boursiers espagnols.

Dia, la filiale maxidiscompte de Carrefour qui sera scindée de sa maison-mère, pourrait être de son côté valorisée 4 milliards d’euros. Enfin, d’autres privatisations sont en .

discussions à plus longue échéance, notamment celle de l’autorité de contrôle aéroportuaire Aena, ou de la société de distribution d’eau madrilène Canal de Isabel II.

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