Les intentions d’investissement des PME françaises décrochent par rapport à leurs concurrentes
Les PME françaises décrochent par rapport à leurs voisines européennes. Selon le troisième baromètre semestriel GE Capital, les intentions d’investissement des dirigeants français sont bien plus prudentes que celles de leurs homologues allemands mais aussi italiens.
En France, au premier trimestre 2013, les PME étaient prêtes à engager 63 milliards d’euros d’investissements, soit seulement 3 milliards de plus qu’il y a six mois. En Allemagne, les intentions sont passées de 103 à 163 milliards d’euros en six mois. Et en Italie, elles ont rebondi de 70 à 79 milliards. Seule la Grande-Bretagne, quatrième pays d’Europe occidentale étudié par GE Capital, fait moins bien que l’Hexagone en valeur absolue, avec 59 milliards d’euros d’intentions d’investissements au deuxième trimestre, 7 millions de plus qu’il y a six mois. «Le contraste de l’évolution de l’indice de confiance entre la France et ses voisins est saisissant», s’inquiète Patrice Coulon, directeur général adjoint de GE Capital France. En un an, il est en chute libre en France, à -16%, alors que l’évolution était légèrement positive début 2012.
En Allemagne, il rebondit de 24,8%, à un niveau stable. Et si en Italie, il reste négatif, il s’est tout de même amélioré de 6 points, à -14,7%. «Nos voisins prennent une longueur d’avance ce qui risque d’améliorer un peu plus leur avantage de compétitivité», craint Patrice Coulon. Un écart qui se retrouve aussi dans la taille des investissements. En France, le ticket moyen n’est que de 54.000 euros contre 70.000 euros en Italie et 138.000 euros en Allemagne. Les PME préfèrent pour l’instant consacrer leurs investissements aux équipements de base, comme les véhicules, outils de première nécessite, ou à la mise à niveau du matériel existant.
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