Les groupes pétroliers chinois multiplient les acquisitions à l’étranger
Après avoir enfin réussi à prendre pied sur le sol américain l’année dernière, Cnooc étend sa présence. Deux mois après une première signature, le groupe pétrolier chinois a conclu un deuxième accord avec l’américain Chesapeake Energy. Le premier portait sur un montant total de 1,08 milliard de dollars. L’accord dévoilé hier représente 1,3 milliard de dollars supplémentaires. Cnooc va prendre dans un premier temps une participation de 33,3% dans des gisements détenus par Chesapeake dans le Nord-Est du Colorado et dans le Sud-Est du Wyoming. Il va également financer à hauteur de 66,7% les coûts de forage et de finalisation de projets de Chesapeake.
Interdit de marché américain en 2005, lors d’une OPA refusée sur Unocal par les autorités, Cnooc a changé sa méthode d’approche et profite aussi d’un climat politique et économique plus favorable aux Etats-Unis. Il bénéficie enfin d’une force de frappe financière décuplée. Le chinois a prévu d’investir cette année 9 milliards de dollars dans de nouveaux projets. Pékin pousse d’ailleurs ses compagnies pétrolières dans ce sens afin d’accéder à une meilleure répartition des sources d’approvisionnement alors que la moitié du pétrole importée dans le pays provient du Moyen-Orient.
D’où une multiplication des opérations depuis plusieurs mois. Parallèlement à Cnooc, PetroChina a confirmé hier le rachat de 50% des raffineries d’Ineos à Lavera en France et à Grangemouth en Ecosse. Montant de l’opération: 1 milliard de dollars. PetroChina avait affirmé l’an dernier son souhait d’investir au moins 60 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie dans des opérations de croissance externe à l’étranger.
Plus d'articles du même thème
-
L’organisation des Nations Unies prépare l’avenir de l’agriculture
L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, a organisé sa première conférence sur le «Smart farming» ou utilisation des technologies au service de tous les agriculteurs afin d’améliorer les pratiques, les rendements et le niveau de vie. -
Omers renonce à nommer un nouveau directeur des investissements
Le fonds de pension canadien des agents de la fonction publique de l'Ontario, qui pèse 145,2 milliards de dollars canadiens d'actifs nets, redistribue les responsabilités de son ancien directeur des investissements entre plusieurs dirigeants. -
Schroders Capital anticipe un triplement des opérations de continuation d'ici 2035
Le marché mondial des opérations de continuation pourrait dépasser 330 milliards de dollars d'ici 2035, contre 109 milliards en 2025. Selon Schroders Capital, cette dynamique traduit une évolution structurelle du private equity et accompagne le recul des cessions entre sponsors.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Contenu de nos partenaires
-
Loi d'urgence agricole : les 5 points de discorde majeurs qui opposent le Sénat et l'Assemblée
Le Sénat a tranché en faveur d’un texte plus souple mais le vrai combat s’ouvrira le 16 juillet lors d’une Commission mixte paritaire (CMP) où députés et sénateurs tenteront de concilier leurs visions divergentes -
Flagrant délitEn Inde, une affaire de détournement de fonds fragilise le BJP de Narendra Modi
Déjà affaiblie par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, la formation du Premier ministre est mise en cause dans un scandale autour du temple de Ram sur lequel elle a bâti sa popularité -
La France doit reconnaître la filiation actée par un tribunal étranger d'un enfant né par GPA, dit la Cour de cassation
Cette décision du 3 juillet concerne un couple d'hommes français résidant au Canada et pères de trois enfants. Pour la Cour de cassation, l'interdiction de la GPA en France ne suffit plus à bloquer l'exequatur d'un jugement de filiation étranger