Les fusions dans l’industrie pétrolière pourraient reprendre au second semestre
Maigre année 2008 pour les fusions- acquisitions dans l’industrie pétrolière et gazière. La valeur des transactions mondiales a chuté de 38 % à 128 milliards d’euros, constate PricewaterhouseCoopers (PwC). Un mouvement qui s’est accentué avec l’aggravation de la crise et la chute des cours du pétrole. Ainsi, 2008 n’aura enregistré que deux opérations de plus de 4 milliards d’euros.
L’Europe s’est plutôt bien maintenue, avec une baisse limitée à 15 % des transactions à 15,3 milliards de dollars (et un bond de 64 % du nombre d’opérations à 126). Le premier marché reste de loin l’Amérique du Nord avec 73,6 milliards de dollars (-43 %), tandis que les opérations en Australie ont pesé 17,2 milliards, contre 2,6 milliards en 2007.
Au cours du premier semestre 2009, les transactions devraient se maintenir à un niveau bas « en raison des contraintes qui pèsent sur le marché de la dette, du bas niveau de la Bourse et des matières premières », explique PwC. En revanche, « les fondamentaux solides du secteur laissent présager la reprise des opérations de fusion- acquisition d’ici à la fin de l’année. » Pour autant, ce mouvement nécessite au préalable un rebond des prix des matières premières et des marchés financiers...
De son côté, Standard & Poor’s estime que la qualité de crédit des majors européens du pétrole et du gaz sera sous pression si les importantes dépenses en capital et les dividendes sont maintenus en 2010. « Si les groupes poursuivent une telle stratégie, cela impliquerait des augmentations de dettes dans notre scénario de crédit au-delà des augmentations significatives que nous anticipons déjà pour 2009 », explique Karl Nietvelt, analyste chez S&P.
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