Les faillites en France devraient rester stables cette année
L’alerte du mois de janvier sur la reprise des faillites en France a fait long feu. De nouveau, les défaillances d’entreprises diminuent en séquentiel, en baisse de 8,2% en février à 6.129 selon l’observatoire des défaillances de Coface. «Nous sommes arrivés à un palier», estime Jérôme Cazes, directeur général de Coface. Cette baisse s’explique néanmoins essentiellement par une raison calendaire (moins de jours en février). Sur un an, les faillites cumulées ne progressent que de 12,7% à 67.714, un ralentissement progressif depuis le mois de septembre.
Autre bonne nouvelle, le coût des faillites pour les fournisseurs recule de 31,6% en séquentiel, et de 20,9% par rapport à février 2009. En effet, «il y a moins de grande sociétés qui font faillite qu’au milieu de l’année dernière», explique Jérôme Cazes. Sur un an cumulé, le coût s’élève à 4,9 milliards d’euros, un niveau globalement stable par rapport à l’année précédente.
En revanche, Coface ne constate pas d’amélioration sur le front de l’emploi. Par rapport à février 2009, les emplois menacés progressent de 13,2%. Et sur un an cumulé, le nombre d’emplois menacés bondit de 37% à près de 250.000.
Pour l’ensemble de l’année, «le mouvement de croissance démographique naturelle des défaillances et celui de décrue des défaillances liées à la crise devraient se compenser, conduisant à un niveau de défaillances en 2010 équivalent à celui de 2009, soit 67.000 défaillances», anticipe Jérôme Cazes. Les faillites conjoncturelles devraient se stabiliser au niveau actuel sur le premier semestre, puis se réduire au second semestre, affichant une baisse symétrique à la hausse intervenue sur la fin de 2008 et sur 2009.
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