Les entreprises françaises peinent à améliorer leurs délais de paiement
Un bilan en demi-teinte sur le front des délais de paiement en Europe. Si ces délais ne se dégradent plus depuis l’été 2010, ils peinent à reculer et à passer sous le seuil des 13 jours en Europe et des 12 jours en France, constate le baromètre trimestriel d’Altares.
Près de 31% des entreprises européennes retardent leurs paiements fournisseurs de plus de 15 jours et 8% de plus de 30 jours. «Ces taux, meilleurs que ceux constatés au plus fort de la crise, se dégradent néanmoins par rapport au trimestre précédent, relève l’étude. Les trésoreries restent sous tension, compromettant la pérennité des entreprises». Les entreprises payant leurs fournisseurs avec plus de 30 jours de retard présentent en effet une probabilité de défaillance multipliée par six.
En France, les deux tiers des entreprises ne respectent pas les délais contractuels (68% au deuxième trimestre), sans pour autant que le retard moyen de 12,1 jours se dégrade. L’immobilier (16,4 jours) et les transports (15,4 jours) sont les mauvais élèves de la classe, tandis que le bâtiment (9,1 jours) et l’administration (9,8 jours) sortent en queue de peloton.
Si la France reste un des pays européens les plus vertueux, elle demeure encore loin de l’Allemagne, où près de 60% des entreprises paient dans les temps contre 41% en Europe. Le principal partenaire européen de l’Hexagone parvient encore à réduire ses délais de retard, désormais proches de 8 jours. Une performance d’autant plus remarquable que les délais de règlement en Allemagne sont les plus courts d’Europe, de 0 à 30 jours, contre 30 à 60 jours en France, et jusqu’à 120 jours en Italie, en Espagne et au Portugal. Ces deux derniers pays affichent pourtant des retards de paiement de plus de 20 jours !
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