Les délais de paiement traduisent une sortie de crise très progressive
Faisant écho aux différentes études des agences de notations, le dernier baromètre Altarès sur les comportements de paiement en Europe semble confirmer que le pire est passé pour les entreprises.
Au deuxième trimestre, le retard moyen de paiement se situait à 14 jours. Un recul de presque 1 jour sur un an, qui ramène l’indicateur à ses niveaux de l’été 2008. L’étude insiste surtout sur le fait que «41,7% des entreprises européennes règlent leurs fournisseurs sans retard [ndlr, voir illustration]. Le meilleur taux depuis quatre ans».
Pour autant, la crise est loin d’être effacée. Il y a trois ans, le retard moyen de paiement était de 12,5 jours. Et 9,1% des clients règlent encore avec plus de 30 jours de retard, «contre 7,5% avant la crise». Pour Altarès, ce chiffre toujours élevé «suggère combien les trésoreries demeurent fragiles voire obérées au moment d’aborder de nouvelles opportunités commerciales».
La difficulté à revenir aux niveaux d’avant-crise tient aussi à la dichotomie observée sur le plan géographique. Avec moins de 8,5 jours de retard moyen, Allemagne et Pays-Bas sont en-deçà de leurs scores de 2007. Dans l’ordre 60% et 51,5% de leurs entreprises paient sans retard. Bien qu’un peu en retrait, la France affiche elle aussi un score intéressant. Le retard moyen (11,5 jours) y est inférieur à ses niveaux d’avant-crise.
En revanche, la péninsule ibérique inquiète. En un an, le Portugal a accru son retard moyen (à 25,4 jours). Plus préoccupant encore, du fait du poids économique du pays, l’Espagne se rapproche dangereusement de son voisin. Sur une année, le retard moyen y a bondi d’une semaine, à 23,4 jours, et 8,5% des entreprises paient avec plus de 120 jours de retard.
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