Les contestations en AG se focalisent sur le CAC 40
Alors que la saison 2019 des assemblées générales se termine, L’Hebdo des AG dévoile ses premières conclusions. Si les scores moyens restent élevés, les écarts s’accroissent, avec davantage de résolutions adoptées à la quasi-unanimité et d’autres avec une faible majorité. Surtout, les contestations se focalisent sur les plus grandes sociétés. Les actionnaires du flottant contestent un tiers des résolutions dans le CAC 40, mais sur un sixième seulement dans les autres. Pourquoi ? D’une part, les résolutions contestées concernent d’abord les administrateurs, où les critères sont plus normés dans les grandes entreprises. D’autre part, les investisseurs, plus internationaux, s’appuient davantage sur les recommandations des proxys pour les grandes sociétés, note L’Hebdo des AG.
Le sujet des rémunérations, hautement médiatisé, n’est pas le plus contesté. Si les scores reculent dans le Next 80, avec un taux d’approbation du vote ex-post de 83% (-10 points) et du vote ex-ante de 84% (-7 points), contre respectivement 84% (-2 points) et 87% (stable) dans le CAC 40, les niveaux d’approbation restent élevés.
En revanche, les administrateurs sont plus de plus en plus challengés. Dans le CAC 40, les administrateurs ont été élus à 91% (-6 points) et réélus à 89% (-3 points). Notamment, chez Carrefour, où Thierry Breton et Abilio Diniz ont obtenu des scores bien inférieurs à 80%, seuil qui dans d’autres pays nécessite que les sociétés s’expliquent devant les actionnaires, rappelle L’Hebdo des AG.
Plus d'articles du même thème
-
La famille Seydoux devra payer le vrai prix pour son offre publique de retrait sur Gaumont
Contrainte par l’AMF de déposer cette OPR, la famille offre 90 euros par action. Un prix qui ne semble pas validé par l’expert indépendant. La note en réponse, pourtant attendue le 6 mai, n’a toujours pas été publiée. -
Emergence accueille cinq nouveaux investisseurs institutionnels
La sicav d’accélération de sociétés de gestion indépendantes a fait entrer Axa, Crédit Agricole Assurances, l’Erafp, Société Générale Assurances et Suravenir à son tour de table. -
La gouvernance européenne a pris du retard en matière de technologie et de géopolitique
Le baromètre ecoDa – Ethics & Boards 2026 montre que les conseils d’administration des grandes sociétés américaines sont mieux armés pour aborder ces défis.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
CampagnesAnnie Genevard : « On ne peut pas rester à un tel niveau de conflictualité sur l'agriculture. Ce n'est pas sain »
La ministre de l'Agriculture défendra le texte de la loi d'urgence agricole à l'Assemblée nationale à partir du mardi 19 mai, avec la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut -
Think againPeut-on espérer de Donald Trump une « détente » ?
Ce scénario de « la stabilité stratégique constructive » avancé par Xi Jinping aurait de quoi séduire n’importe quel président normal, comme dirait l’autre. Mais l'Américain n’est pas normal. -
InterviewOthman Nasrou (Les Républicains) : « nos militants réclament la fin de la cacophonie »
Pour le secrétaire général de LR, l’objectif des élections internes des 8 et 9 juin est « d’avoir, avant l’été, un parti en ordre de bataille pour la présidentielle, redynamisé par l’élection de cadres motivés ».