Les constructeurs automobiles français sont toujours plus sévèrement touchés
Le marché automobile français a de nouveau souffert le mois dernier, avec un volume d’immatriculations en repli de 19,2% selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Pis, le plongeon ressort à 23,0% en nombre de jours ouverts comparables (21 en novembre 2012 contre 20 l’an passé). Sur onze mois, la chute atteint respectivement 13,8 et 14,5% (233 jours contre 231), à 1,74 million de véhicules écoulés. De quoi inciter le CCFA à revoir à nouveau sa prévision annuelle 2012, de «-13 à -15%, mais très probablement assez centrée autour de -14%», selon son président Patrick Blain.
En début d’année, le défenseur des intérêts des constructeurs français misait sur une baisse de 8 à 10%, avant de revoir sa copie en septembre avec un recul attendu de plus de 12%. Patrick Blain a souligné qu’avec moins de 1,9 million d’unités cette année, le marché automobile français concéderait son pire niveau depuis 1997. Et l’horizon semble toujours aussi morose, le président du CCFA ayant renoncé la semaine passée à parier sur une stabilité du marché l’année prochaine pour évoquer une baisse «de quelques points».
Dans ce contexte, les constructeurs français font bien pâle figure. En novembre, ils ont concédé une dégringolade de 28% (-22,9% pour PSA Peugeot Citroën, -33,5% pour Renault dont -40,5% pour la marque Dacia), contre un repli de 7,9% pour leurs concurrents étrangers. Ces derniers ont ainsi fait presque jeu égal avec les français, dont la part de marché chute de 6,1 points à 50,2%.
Sur onze mois, ce repli est certes moindre (-3,7 points à 53,2%), le volume d’immatriculations des groupes étrangers reculant de 6,5% contre une chute de 19,3% côté français. En 2012, la part de marché de PSA Peugeot Citroën s’étiole de 1,5 point à 30,5%, celle de Renault de 2,3 points à 22,6%. Le contraste est saisissant avec la relative bonne tenue du groupe Volkswagen, dont les volumes en baisse de 2,5 et 3,4% sur un et onze mois lui permettent de grappiller 1,5 point du marché à 13,8% en 2012.
Au sein du numéro un européen, Audi s’offre même des chiffres de ventes en hausse, tout comme les concurrents allemands BMW et Mercedes (+5,7% pour ce dernier en 2012 en dépit d’un repli de 14,8% pour la marque Smart).
En parallèle, avec une part de marché portée à 3,1%, le groupe Hyundai (marques Hyundai et Kia) voit ses immatriculations bondir de 27,6% depuis le début de l’année.
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