Les constructeurs automobiles français font jeu égal avec la concurrence étrangère
Le marché automobile français reste déprimé. En février, le volume des immatriculations a chuté de 12,1% à moins de 144.000 véhicules particuliers, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Un repli, le quinzième mensuel consécutif, certes ramené à 7,7% à nombre de jours ouvrables comparables (21 en février 2012, 20 cette année). Sur les deux premiers mois de l’année, la chute se chiffre respectivement à 13,5 et 11,5%.
Février s’est donc sans surprise révélé être «un très mauvais mois, confirmant les précédents mois de crise», comme le souligne François Roudier, porte-parole du CCFA. De quoi inciter le représentant des acteurs français à abaisser sa prévision pour l’ensemble de l’exercice en cours. Alors qu’il misait précédemment sur un marché «au mieux comme celui de 2012», le CCFA table désormais sur un repli «autour de 5%».
En ce début 2013, les constructeurs français ne sont pas à la traîne du marché et parviennent à faire jeu égal avec leurs concurrents étrangers. Sur deux mois, avec des immatriculations en baisse de 13,4%, ils grappillent 0,1 point de part de marché, à 53,93%. C’est, en relatif, «un bon chiffre» pour François Roudier. La tendance est plus précisément moins négative pour le groupe Renault (-9,3%), qui face à un recul de 16,3% pour la marque au losange engrange des ventes flatteuses côté Dacia, dont les volumes bondissent de 22,6%, à près de 16.000 unités sur deux mois. Le groupe progresse ainsi de 1,1 point pour accaparer 24,44% du marché, tandis que PSA Peugeot Citroën (avec des ventes en baisse de 16,1%) subit avant tout la glissade de 20,0% chez Citroën pour abandonner 0,9 point du marché à 29,42%.
Le contraste entre les acteurs étrangers est également important. A commencer par le bilan affiché par les marques du principal rival, numéro 3 dans l’Hexagone et numéro 1 européen, Volkswagen. Le groupe, dont les ventes cèdent 15,8% en 2013, perd 0,4 point du marché à 13,77%. Le groupe allemand pâtit de la baisse des ventes d’Audi (-13,6% en dépit d’un repli limité à 0,6% en février), alors que les marques concurrentes haut de gamme tirent mieux leur épingle du jeu: Mercedes cède 5,7% sur deux mois et BMW affiche une parfaite stabilité grâce à une progression de 2,1% en février. Les asiatiques Toyota et Hyundai se distinguent par ailleurs avec des volumes en hausse (+5,3 et +11,7% sur deux mois).
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