Les banques veulent démocratiser les émissions de «green bonds»
Les «green bonds» ont eux aussi leur charte. BoA, Citi, Crédit Agricole CIB, JPMorgan et Morgan Stanley publient ce matin les résultats des réflexions engagées à la sortie de l’été 2013 afin de définir une forme de standard pour ce marché naissant des obligations vertes, des titres émis dans le but de financer des projets définis censés apporter un bénéfice environnemental ou social. EDF a par exemple placé, fin 2013, 1,4 milliard d’euros destinés à financer une partie des investissements de sa filiale d’énergies renouvelables.
«Le document fixe des lignes directrices, précises mais relativement flexibles afin de s’adapter à tous les types d’émetteurs, supranationaux, publics ou corporates. Une gouvernance de marché sera également mise en place dans le courant de l’année afin de suivre l’évolution et d’apporter éventuellement des améliorations. Elle sera ouverte aux investisseurs, aux émetteurs, aux universitaires ou aux ONG», explique à L’Agefi, Tanguy Claquin, responsable sustainable banking chez CA CIB.
Ce type d’émission n’est pas nouveau mais il est essentiellement dominé par les émetteurs publics ou supranationaux. La région Ile-de-France y a eu recours et la Banque européenne d’investissement ainsi que la Banque mondiale ont déjà émis leurs propres green bonds. Mais l’initiative des banques vise à homogénéiser les pratiques notamment pour rassurer les émetteurs et les inciter à se lancer sur ce marché.
«Le marché des green bonds reste petit par rapport aux actifs sous gestion qui tiennent compte de critères sociaux et environnementaux, dont les encours mondiaux représentent près de 12.000 milliards de dollars avec près de la moitié sous formats obligataires. En effet, les green bonds sont aujourd’hui surtout contraints par un manque d’offre», indique Tanguy Claquin.
Le document doit également conforter les investisseurs, légitimement inquiets de l’usage des fonds par l'émetteur. Le cadre prévoit ainsi que les projets à financer soient précisément décrits, que soit expliquée la façon dont les fonds seront placés entre le moment où ils sont émis et celui où ils seront employés, que le reporting financier du projet soit encadré et que l’émetteur s’appuie, éventuellement, sur la certification d’une agence spécialisée.
Plus d'articles du même thème
-
Oracle signe un trimestre record mais la facture de l'IA inquiète
Le spécialiste des logiciels a publié des résultats supérieurs aux attentes mais l'ampleur de ses dépenses dans l'intelligence artificielle inquiète les investisseurs qui sanctionnent l'action. -
DWS va créer un hub à Madrid pour soutenir sa stratégie d'automatisation et d'IA
DWS, le gestionnaire d’actifs de la Deutsche Bank basé à Francfort, crée un hub dédié aux technologies et aux opérations à Madrid afin d’accélérer l’adoption de l’automatisation et de l’IA au sein de son organisation, rapporte Financial News. -
L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Une consultation sur l’éligibilité de certains actifs a été lancée. L’autorité pourrait faire évoluer sa lecture stricte des règles européennes.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
Contenu de nos partenaires
-
Nouveaux bombardements américains contre l'Iran, Téhéran annonce des ripostes
Les États-Unis ont mené jeudi 11 juin de nouveaux bombardements contre l'Iran. Téhéran a annoncé des ripostes, menaçant de cibler des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn ainsi que tout navire s'aventurant dans le détroit d'Ormuz -
Carton rougeLa Coupe du monde de football, vitrine de l’attractivité déclinante des Etats-Unis
Les conditions d’accueil des supporters étrangers, la politique tarifaire pratiquée par la FIFA et le coût des transports pourraient freiner les retombées commerciales de la compétition sportive -
TargetUkraine : « Aucun signe ne laisse penser que Poutine a changé ses objectifs »
« La Russie est en difficulté » mais il est trop tôt pour dire si la guerre est arrivée à un tournant, selon le ministre estonien des Affaires étrangères