Le transport aérien européen tente de s’adapter aux effets du coronavirus
Les compagnies réduisent leurs vols sur certaines lignes et comptent mettre en œuvre de nouvelles baisses de coûts.
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Yves-Marc Le Réour
Le groupe allemand Lufthansa va réduire ses vols vers le Nord de l’Italie et prolonger la suspension de ceux vers la Chine.
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EU EC / Jonathan Nackstrand
Le transport aérien en Europe fait partie des secteurs d’activité les plus affectés par l’extension de l’épidémie de coronavirus. Déjà fragilisé par le Brexit et les difficultés financières de plusieurs compagnies à bas coûts, il subit désormais l’impact direct de la baisse de son activité dans les zones à risque. Hier, le groupe allemand Lufthansaa fait savoir qu’il réduirait ses vols vers plusieurs destinations du nord de l’Italie et qu’il prolongerait la suspension de ceux vers la Chine. Sa filiale Austrian Airlines réduira son trafic aérien vers l’Italie de 40% en mars et avril, tandis que Swiss pourrait aussi diminuer la fréquence de ses vols vers certaines villes de ce pays.
La compagnie à bas coûts EasyJet avait annoncé des mesures similaires à la fin de la semaine dernière. Le groupe IAG a de son côté constaté depuis le 23 février une baisse notable des réservations vers la péninsule transalpine, en particulier de la part des entreprises. La société mère de British Airways, Iberia et Vueling a annoncé un recul de ses capacités compris entre 1 et 2% cette année. L’entreprise compte réutiliser certaines capacités libérées vers des destinations plus porteuses et elle estime disposer d’une flexibilité sur environ 50% de sa base de coûts. Elle met en avant une structure de bilan solide avec une trésorerie de 7 milliards d’euros plus 1 milliard de lignes de crédit non tirées. «Les investissements industriels et commerciaux resteront inchangés, même si les locations d’avions venant à expiration ne seront sans doute pas renouvelées», relèvent les analystes de Morgan Stanley.
Ayant annoncé que le coronavirus amputerait son résultat d’exploitation de 150 à 200 millions d’euros entre février et avril, Air France-KLM prépare désormais de nouvelles mesures de réductions de ses coûts afin de faire face à «une situation extraordinaire», a déclaré son directeur général, Benjamin Smith. Sa filiale Air France devrait réorienter une partie de son offre vers l’Amérique du Nord, l’Afrique et les Antilles. La plupart des compagnies européennes se refusent désormais à fournir des prévisions de résultats pour l’année 2020.
A l’échelle mondiale, l’IATA, association rassemblant quelque 290 compagnies aériennes, a demandé hier aux autorités de régulation de suspendre jusqu’en octobre les allocations de créneaux horaires au sein des aéroports afin d’accroître la flexibilité des transporteurs.
Le deuxième armateur mondial de conteneurs a publié jeudi un ebitda trimestriel de 3 milliards de dollars, très au-dessus des attentes, et relevé sa prévision annuelle. La flambée des taux de fret, nourrie par les crises d'Ormuz et de la mer Rouge, fait plus que compenser l'envolée de ses coûts.
L'immobilisation de deux navires dans le Golfe, les prix du kérosène et les réservations tardives sont venus ternir les comptes du premier voyagiste européen au troisième trimestre de son exercice 2025-2026. TUI maintient néanmoins son objectif de résultat opérationnel annuel.
L'offre du fonds américain, qui valorise la compagnie aérienne low cost à 5,7 milliards de livres sterling, a été approuvée à l'unanimité par le conseil. Le montage capitalistique reste suspendu au droit européen sur le trafic aérien.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran