Le retour aux bénéfices de GM repose sur le marché nord-américain
Quelques jours avant son retour en Bourse prévu le 18 novembre, General Motors (GM) a publié mercredi des résultats trimestriels détaillés qui confirment les indications préliminaires données la semaine dernière. Son bénéfice net à fin septembre atteint près de deux milliards de dollars (1,20 dollar par action) pour un chiffre d’affaires de 34,1 milliards, ce qui correspond à une marge nette de 5,9 %. Ce niveau de bénéfice net est supérieur à celui de Ford qui affiche sur la période un niveau de 1,7 milliard, tandis que Chrysler a enregistré une perte trimestrielle de 84 millions de dollars. Le cash flow libre positif s’est élevé à 1,4 milliard. «Comme le montre notre retour aux bénéfices accompagné d’un cash flow positif pour le troisième trimestre d’affilée, ces résultats reflètent la poursuite des progrès effectués depuis le début de l’année », a déclaré Chris Liddell, directeur financier du groupe américain.
C’est l’Amérique du Nord qui est à l’origine de la meilleure rentabilité du constructeur automobile, puisque le bénéfice d’exploitation de 2,1 milliards dégagé dans cette région, en progression séquentielle de 31,2%, représente plus de 90% du bénéfice d’exploitation consolidé de 2,27 milliards. La baisse des subventions et le rebond de la production de camions ont largement contribué à ces bons résultats. Les activités européennes affichent en revanche une perte d’exploitation de 559 millions trois fois plus élevée que celle du trimestre précédent, tandis que dans le reste du monde le bénéfice s’est élevé à 646 millions contre 672 millions trois mois plus tôt. «Nous sommes conscients du fait que nous avons beaucoup de travail à faire, particulièrement en Europe», a d’ailleurs reconnu le directeur général Dan Akerson.
Pour le quatrième trimestre, GM prévoit un bénéfice d’exploitation (Ebit) «positif mais nettement plus bas que celui dégagé sur chacun des trois premiers trimestres», en raison des coûts de lancement de nouveaux modèles et d’une hausse des frais de développement. Le constructeur automobile comptabilisera également une charge sans sortie de cash de 700 millions de dollars liée au projet de rachat de titres préférentiels actuellement aux mains du Trésor américain. Il confirme enfin qu’il sera bénéficiaire sur l’ensemble de l’exercice, ce qui ne lui était pas arrivé depuis 2004.
Plus d'articles du même thème
-
Les élections de mi-mandat freinent l’exubérance politique de Donald Trump
En raflant le Congrès, l’opposition démocrate devrait limiter fortement les pouvoirs du locataire de la Maison-Blanche, contraindre l’exécutif à composer avec un Parlement désormais hostile, et peut-être obliger certains républicains à reconverger vers le centre. -
La montée en compétences face à l’IA est insuffisante en entreprise
70% des cadres financiers français français craignent que l’absence de préparation de leurs collaborateurs à l’intelligence artificielle risque de compromettre la pertinence de leur organisation d’ici cinq ans, selon une enquête OneStream. -
Les actifs financiers saluent les résultats des «midterms»
La large victoire démocrate tend à diminuer les risques d’un conflit trop long en Iran, donc de cours du pétrole durablement élevés, avec les conséquences positives que cela pourrait avoir sur les taux, et par ricochet sur les actions. Les risques de persistance du déficit budgétaire américain sont occultés. Pas les possibles rééquilibrages sectoriels.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi le pouvoir d’achat des cadres dégringole
Les cadres continuent de perdre du pouvoir d'achat, selon le dernier relevé de l'Apec -
7 raisons pour (re)découvrir les Andes Colombiennes via Medellin et la Région du café
Dix ans après les accords de paix, la Colombie revit de plus belle ! Un pays d’une diversité de paysages incroyable à découvrir à partir de Medellin, puis via la route du café à travers la cordillère centrale. Émerveillement, douceur de vivre, nostalgie et dépaysement garantis. -
Malgré la débâcle de Donald Trump, le risque de guerre avec l'Iran toujours au plus haut
Les dirigeants iraniens jubilent face aux résultats des élections de mi-mandat, mais rien ne garantit que Donald Trump ne lancera pas une nouvelle offensive contre la République islamique