Le refinancement de Banque PSA Finance serait porté à 5,3 milliards d’euros
En négociation depuis octobre dernier, le volet bancaire du plan de soutien accordé à la captive financière de PSA semble désormais pratiquement bouclé. Alors qu’une enveloppe de 5 milliards d’euros de crédits syndiqués et bilatéraux avait été annoncée, Banque PSA Finance (BPF) aurait finalement obtenu un refinancement totalisant 5,3 milliards d’euros, selon Bloomberg qui se réfère à des sources proches du dossier.
Mené par BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Natixis, le consortium bancaire comprenant une vingtaine d’établissements aurait relevé à 4,1 milliards d’euros la ligne de crédit syndiqué à 5 ans accordée à BPF, contre un montant initial de 3,6 milliards. Cette facilité sera complétée par la mise en place de crédits bilatéraux à 3 ans pour 1,2 milliard d’euros, organisée sous forme de «forward start facility» (ligne de crédit à départ différé). Cette solution permet d’étendre la maturité d’un crédit avant que celui-ci n’arrive à échéance, d’où une plus grande sécurisation du pool bancaire.
L’accord, normalement signé cette semaine, prévoirait également que la marge payée aux prêteurs soit fixée à 370 points de base (pb) au-dessus du taux de référence en cas de dégradation de la note de crédit de BPF en catégorie spéculative ; à titre de comparaison, la captive financière de PSA avait signé fin 2011 une ligne de crédit à 3 ans avec un spread de 160 pb. Comme la note Baa3 attribuée par Moody’s à BTF est sous surveillance négative et que S&P a donné une perspective négative à sa note «BBB-», toute dégradation supplémentaire ferait basculer la filiale du constructeur automobile en catégorie spéculative.
C’est pour éviter cette situation que le gouvernement français doit apporter une garantie financière de 7 milliards d’euros à BPF. Si cette garantie a fait l’objet d’une notification officielle à la Commission européenne en début de semaine dernière, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a estimé qu’elle ne serait pas assimilée à une aide d’Etat et que cela ne modifierait pas le plan de restructuration de PSA.
Selon les analystes d’Aurel BGC, «l’enquête de l’Union européenne n’étant pas une condition suspensive de l’aide de la France, le délai permettra à BPF de gagner du temps face à ce qui était un problème de liquidité et non pas de solvabilité». La réponse de Bruxelles est attendue d’ici à début mars.
Plus d'articles du même thème
-
Amazon décoit les attentes et son flux de trésorerie tombe dans le rouge vif
Le géant du e-commerce a enregistré un bond de ses résultats dans le cloud mais ses investissements ne faiblissent pas et sa consommation de cash accélère. -
Crédit Agricole SA publie des résultats en forte hausse au troisième trimestre
La banque a enregistré une hausse de son profit net de près de 18%, porté par les activités d'épargne et d'assurance. -
Le fonds de pension ABP perd 26 milliards d’euros sur ses LDI
Le plus gros fonds de pension néerlandais a perdu 24,3 milliards d’euros au troisième trimestre, les gains des actions et des placements alternatifs ne compensant qu’en partie la perte sur la couverture de son passif.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Vie pro/vie persoConseils vitaminés pour changer en mieux à 50 ans
Stéphanie Daudier propose une manière simple d’avancer vers ce que l’on veut devenir. Car oui, la vie pourrait bien (re)commencer à 50 ans… -
Troisième acteCumul emploi-retraite : dernier délai le 1er décembre !
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle -
PressionNucléaire : pourquoi Bruxelles tente de calmer le jeu sur le financement des EPR2
Quelques jours après des critiques de Marine Le Pen, la Commission européenne a reconnu jeudi l'intérêt de boucler d'ici à la fin d'année les négociations sur le nouveau nucléaire français, et la plus grosse aide d'Etat jamais allouée au secteur