AccueilNewsEntreprises
Le rapport de sûreté nucléaire ne chamboule pas les investissements d’EDF
Le rapport de sûreté nucléaire ne chamboule pas les investissements d’EDF
Malgré les demandes de l’ASN, l'électricien maintient son enveloppe entre 40 et 50 milliards d’euros. Le chiffre définitif approcherait de la borne haute
Publié le
Olivier Pinaud
Le rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Photo: PHB/Agefi
-
Dévoilé hier, le rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur la sécurité des 79 installations nucléaires françaises, dont les 58 réacteurs en fonctionnement, se révèle moins coûteux que redouté pour EDF. D’une part, le producteur d’électricité ne devra pas fermer la centrale de Fessenheim, la plus ancienne de France, en fonctionnement depuis 1978. Ce qui lui évitera de subir un manque à gagner d’excédent brut d’exploitation de l’ordre de 275 millions d’euros par an, en plus des charges de fermeture.
D’autre part, la grande majorité des investissements de sûreté demandés par l’ASN avait été anticipée par l’électricien après l’accident de la centrale de Fukushima en mars 2011 au Japon.
La direction d’EDF a ainsi maintenu hier sa fourchette de 40 à 50 milliards d’euros d’investissements qu’elle avait arrêtée en juillet 2011 dans le but de prolonger de 10 ans la durée de vie des réacteurs, jusqu'à 60 ans. En raison des exigences de l’ASN, le montant définitif d’investissement sera certainement plus proche des 50 milliards que des 40 milliards, reconnaît le groupe, mais aucun surcoût complémentaire ne devrait être programmé. «Cela ne révolutionne pas et ne bouleverse pas le montant d’investissements que nous avions quantifié», assure Jean-Marc Miraucourt, directeur de l’ingénierie du parc nucléaire d’EDF. En 2011, les investissements de maintenance nucléaire en France ont été de près de 2 milliards d’euros. Le groupe a prévu de les porter entre 3,4 et 4 milliards d’euros en 2015.
En revanche, les demandes de l’ASN devraient bousculer le calendrier. L’Autorité a donné six mois à EDF et aux autres exploitants d’installations atomiques pour lui présenter les mesures prévues en cas de catastrophe majeure. Ils devront par exemple installer des groupes électrogènes supplémentaires d’ici 2018 sur chaque site, au lieu de s'étaler sur une période plus longue.
EDF prévient toutefois que la hausse des investissements par rapport à ce qu’il envisageait avant Fukushima entraînera un surcoût pour l'électricité produite par ses centrales nucléaires: de 46 euros le mégawatt-heure avant Fukushima, le prix pourrait monter jusqu’à 50 euros. «Je vois mal par quel miracle des investissements de plusieurs milliards d’euros pourraient ne pas se traduire par un changement du prix de revient», a reconnu hier le président de l’ASN, André-Claude Lacoste. De quoi alimenter le débat sur le nucléaire à l’approche des élections présidentielles.
Son mandat de président de la Fed se termine ce vendredi 15 mai. Il aura fait l’objet de critiques sur son biais plus «accommodant» en 2021. Des critiques cependant plus faciles a posteriori au vu de la complexité des chocs exceptionnels auxquels il a été confronté depuis 2020. Et que le banquier central a réussi à piloter en évitant les récessions.
Le Pentagone a signé des accords avec huit géants de la tech pour utiliser leurs modèles d'intelligence artificielle à des fins militaires. La mise au service de l'IA pour la guerre n’est plus un tabou pour les firmes de la Silicon Valley.
Après Alphabet, Amazon vient de boucler sa première émission en franc suisse. C'est un marché très domestique, en croissance, offrant une bonne liquidité, une diversification et de faibles coûts de financement.
Wes Streeting, qui pourrait devenir un concurrent de Keir Starmer à la direction du Labour pour pouvoir ravir Downing Street, a annoncé sa démission du gouvernement, jeudi 14 mai
Dans le détail, les 26 personnes se composent de quatre passagers du MV Hondius et de 22 cas contacts de la passagère néerlandaise du paquebot, décédée des suites d’une infection. Reste une Française de plus de 65 ans, positive au virus, qui est toujours en réanimation
Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin