Le pôle propreté pèse sur les résultats de Veolia Environnement
Résistance. Malgré la conjoncture, Veolia Environnement a dégagé au premier trimestre un chiffre d’affaires en hausse de 4 % (+3,4 % en organique), au-delà des attentes du marché, alors que Suez Environnement avait déçu en annonçant fin avril une baisse de 2,8 % de ses ventes (-2,7 % en organique). La capacité d’autofinancement opérationnelle de Veolia recule de 6,6 %, tandis que le résultat brut d’exploitation de Suez Environnement a chuté de 9,4 %.
« Le point noir de cette publication est sans surprise la chute de l’activité propreté, qui a été finalement sauvée par les bonnes performances des pôles eau et transport », note CM-CIC. Avec une baisse des volumes de 10 % (et même de 46 % dans le recyclage), légèrement atténuée par un effet prix positif, la propreté a vu sa capacité d’autofinancement opérationnelle chuter de 27 % à 250,6 millions. Toutefois, « courant mars, la situation a cessé de se détériorer dans la propreté […], la baisse des volumes s’est stabilisée », a précisé Thomas Piquemal, directeur financier de Veolia. De plus, des mesures d’adaptation ont été initiées pour réduire de 100 millions d’euros les coûts dans la propreté. Les effets sont attendus principalement au second semestre.
Veolia confirme son objectif de cash-flow libre positif (après versement du dividende) et de capacité d’autofinancement opérationnelle, après déduction des investissements nets, de 2 milliards d’euros, avec déjà 383 millions dégagés au premier trimestre (contre 214 millions un an plus tôt).
Après sa récente émission obligataire de 2 milliards d’euros, Veolia a réaffirmé jeudi lors de son assemblée générale exclure « totalement » toute augmentation de capital.
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