Le pétrolier argentin YPF espère accroître de 60% ses investissements en 2013
Le pétrolier argentin YPF affirme ses ambitions dans les gaz de schiste. L’ex-filiale de Repsol, nationalisée au printemps dernier afin de mettre un terme à la tendance baissière de sa production d’hydrocarbures, prévoit de mettre en place 132 puits de forage cette année pour exploiter son gisement de « Vaca Muerta » situé en Patagonie. Cette formation de gaz de schiste est l’une des plus importantes à l’échelle mondiale, avec des réserves estimées à au moins 23 milliards de barils équivalent pétrole (bep).
YPF, qui détient des concessions sur 40% du site, projette d’augmenter ses investissements totaux de 60% cette année par rapport aux 3,3 milliards de dollars dépensés en 2012. Mais des goulets d’étranglement sur les équipements de forage et les ressources humaines pourraient obliger le groupe à réviser à la baisse la première phase de ce projet, qui nécessite un investissement de 1,4 milliard de dollars. « Je n’exclus pas que cette année soit difficile de ce point de vue », a indiqué le directeur général Miguel Galuccio lors de la présentation des résultats du pétrolier.
Si son bénéfice net a reculé de 12,2% à 793 millions de dollars l’an dernier, il a presque doublé en rythme annuel au quatrième trimestre à 207 millions grâce au niveau élevé des cours du brut et à des subventions gouvernementales reçues pour accélérer l’exploration de pétrole. Bien que le repli de sa production d’hydrocarbures «ait cessé à partir du mois de novembre », celle-ci a encore baissé de 4,8% pour le pétrole et de 2,7% dans le gaz au dernier trimestre.
Le directeur financier Daniel Gonzalez a indiqué que le pétrolier aurait besoin de 500 millions de dollars de financement externe pour réaliser l’intégralité des investissements prévus en 2013. Après avoir signé un accord préliminaire avec le groupe chino-argentin Bridas et l’américain Chevron, YPF est à la recherche d’autres partenaires pour accélérer l’exploitation de son gisement en Patagonie.
Alors que le pays ne peut avoir accès aux marchés de capitaux internationaux, la conclusion d’un accord définitif avec Chevron semble avancer lentement, mais Daniel Gonzales a précisé n’être pas dépendant du deuxième groupe pétrolier américain pour ses investissements. Chevron dispose d’une période de 4 mois pour finaliser ses négociations avec le groupe argentin, qui entend augmenter sa production d’hydrocarbures de 32% à l’horizon 2017.
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