Le nouveau profil de TDF ouvre la voie à un remaniement du capital
TDF se prépare à un remaniement de son capital, réparti entre TPG (42%), le FSI (24%), Axa PE (18%) et Charterhouse (14%). Pénalisé ces dernières années par la dette héritée de ses deux LBO, en 2002 puis fin 2006, et par l’extinction de la télévision analogique, le groupe affiche un profil nettement moins tendu. «Après un pic à 4,4 milliards d’euros en 2009, la dette nette bancaire est actuellement de l’ordre de 3,6 milliards, soit 7,1 fois l’Ebitda», indique à L’Agefi Olivier Huart, le directeur général de TDF.
Renégociée mi-2011, la dette de TDF se compose de 3,8 milliards d’euros de dette senior, dont 3,5 milliards qui arrivent à maturité en 2016, après deux échéances en 2014 et 2015 de 80 et 140 millions. A cela s’ajoutent 400 millions d’un crédit revolving «capé», utilisé à moitié. Entre des spreads de 400 points de base et la couverture, le coût de la dette ressort à 6,5% environ, soit un service annuel de 270 millions.
Les cessions des activités aux Pays-Bas, en Espagne et en Finlande ont permis de constituer une trésorerie de 500 millions d’euros. Celle-ci pourrait être augmentée avec la vente probable de la filiale hongroise et pourquoi pas des activités allemandes. Un pays dans lequel TDF n’est que locataire des tours de diffusion auprès de Deutsche Telekom, ce qui l’empêche de profiter pleinement des infrastructures. En France, il est propriétaire de 6.700 pylônes, qu’il loue aux chaînes de télévision ou aux opérateurs de télécoms.
Le travail sur la dette et le retour attendu de la croissance du chiffre d’affaires après sa stabilisation à 1,25 milliard d’euros lors de l’exercice clos fin mars offrent une nouvelle fenêtre aux actionnaires, alors qu’une introduction en Bourse avait déjà été envisagée en 2011. Une cession sur le marché reste possible, comme l’entrée de nouveaux actionnaires, industriels ou fonds d’infrastructures.
«Nos actionnaires ne sont pas entrés au même moment mais ils tous participé au montage de fin 2006. Ils sont donc financièrement alignés. Seuls leurs horizons d’investissement peuvent varier en fonction de leur nature, fonds d’investissement ou fonds souverain», indique Olivier Huart. Selon lui, alors que les «dernières cessions ont été réalisées à un multiple d’environ 11,5 fois l’Ebitda, il serait légitime que nous bénéficions d’une valorisation proche de ces niveaux», soit une valorisation globale, filiale allemande comprise, de l’ordre de 6 milliards d’euros.
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