Le nombre et le coût des faillites en France baissent nettement en novembre
En novembre, le nombre et le coût des défaillances d’entreprises a nettement diminué en France, constate l’observatoire des défaillances de Coface. «Nous ne parlons plus de stabilisation, mais de reflux, se félicite Jérôme Cazes, directeur général de Coface. Mais il est trop tôt pour parler de fin de crise de crédit : le retour à des niveaux d’avant-crise ne se fera qu’en 2010.»
Le nombre de faillites a reculé de 8% en séquentiel à 5.386 en novembre, soit une baisse de 1% sur un an et un retour sur les niveaux du quatrième trimestre 2008. Sur un an glissant, la hausse ralentit mais atteint encore près de 21%. Parallèlement, l’encours fournisseurs des entreprises en faillites décroît de 25% en séquentiel à 421 millions d’euros et de 30% en un an. Sur douze mois glissants, le coût cumulé de ces encours atteint 5,2 milliards, un niveau supérieur de 28% à celui de novembre 2008, et de 60% à celui d’avant la crise.
Plus que jamais, les faillites pèsent principalement sur les fournisseurs. Le crédit interentreprises représente le tiers du passif des entreprises défaillantes, soit quatre fois plus que son poids dans une société saine (voir graphe). Sur les six derniers mois, le crédit fournisseur représente les deux tiers du crédit des entreprises défaillantes, le tiers restant à la charge des banques. «Il n’est pas normal qu’autant d’entreprises se retrouvent «banquiers de la dernière heure» des entreprises défaillantes», ajoute Jérôme Cazes.
Pour la première fois l’assureur-crédit a mesuré l’impact des défaillances sur l’emploi. Les entreprises en défaut en novembre employaient 20.000 personnes, un impact lourd, même si ce montant mensuel est le plus bas depuis six mois.
Plus d'articles du même thème
-
La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
La progression des revenus et des résultats des activités de détail en France et à l'étranger, en agence et à distance, compense largement le vif recul de certains pans de la banque de financement et d'investissement. -
Engie poursuit son recentrage en préparant son désengagement du nucléaire belge
Cohérente avec la stratégie de l’énergéticien, cette décision reflète aussi la volonté du gouvernement de Bart De Wever d’avoir les mains libres pour mettre en œuvre sa politique énergétique. La lettre d’intention signée entre les deux parties marque le début d’un long processus de négociation. -
Le retrait du PIF force le LIV Golf à penser au coup d’après
Le fonds souverain saoudien a pris la décision de ne plus financer le LIV Golf, une compétition de golf qui depuis sa création en 2021 a ébranlé le monde des circuits de golf professionnels.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
Contenu de nos partenaires
-
CastagneAu Sénat, le report d'une note sur un pesticide vire au pugilat
Le report d'une note scientifique sur l'acétamipride a frôlé la confrontation entre le sénateur PS Michaël Weber et le président LR de l'Office parlementaire scientifique -
Seine colèreEnseignement libre : la gauche tentée de rallumer la guerre scolaire en commençant par Paris
Les Parisiens n’ont pas fini de voir des parents protester contre des fermetures de classes. La capitale sera la ville de France où le choc démographique sera le plus brutal. Il y a désormais plus de décès que de naissances dans l’Hexagone. Les projections nationales évaluent la baisse prévisible du nombre des élèves à 1,7 million à l’horizon 2035. -
Mise au pointComment le gouvernement veut tuer tout retour du débat sur la cagnotte liée à la crise énergétique
Le rapporteur général du budget au Sénat, le LR Jean-François Husson, a estimé que le retour de l'inflation conduirait à près de 21 milliards d’euros de diminution de la charge réelle de la dette. Un chiffre que conteste l'exécutif