Le Medef change de tête, Patrick Martin succède à Geoffroy Roux de Bézieux
Patrick Martin succède pour cinq ans à Geoffroy Roux de Bézieux à la tête du Mouvement des entreprises de France (Medef), a annoncé jeudi la principale organisation patronale du pays.
Favori du scrutin en raison du soutien d’importantes fédérations comme l’UIMM (métallurgie), le numéro deux du Medef âgé de 63 ans l’a emporté face à la porte-parole du mouvement Dominique Carlac’h, 54 ans lors d’un vote organisé auprès des 1123 «grands électeurs» de l’organisation. Patrick Martin a recueilli 748 voix, contre 274 pour son adversaire.
Diplômé de l’université Panthéon-Assas, de Sciences-Po Paris et de l’ESSEC, le nouvel homme fort du Medef est président et actionnaire majoritaire de l’entreprise familiale Martin Belaysoud Expansion. Spécialisée dans la distribution industrielle et le bâtiment cette société devrait dépasser le milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2023, selon le communiqué du Medef.
Patrick Martin était président délégué de l’organisation patronale depuis 2018. Il a dirigé précédemment les fédérations de l’Ain, de Rhône-Alpes puis d’Auvergne Rhône-Alpes.
Réunion à Matignon
Le «patron des patrons» est le nouveau visage d’un paysage renouvelé où figurent les secrétaires générales des syndicats CGT et CFDT récemment élues, Sophie Binet et Marylise Léon.
Les partenaires sociaux sont conviés mercredi prochain à Matignon par Elisabeth Borne, ont fait savoir les services de la Première ministre.
Patronat et syndicats viennent de rendre public un programme de négociations, que la seule CGT a refusé de valider, tout en précisant qu’elle participerait à certaines réunions.
A lire aussi: L’actionnariat salarié en France se maintient à des niveaux record
Bâti dans le sillage de la très contestée réforme des retraites, cet agenda doit permettre d’aborder des sujets comme le partage de la valeur, l’usure professionnelle, le Compte épargne temps universel et l’emploi des seniors.
L’assurance chômage et les salaires font partie des sujets annoncés comme «non arbitrés qui feront l’objet de travaux complémentaires».
(Avec Reuters)
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