Le marché salue le rachat potentiel de Lafuma par un groupe sud-coréen
Le spécialiste des articles de sport et de loisirs Lafuma ne laisse plus ses concurrents indifférents. Le groupe français, dont 80% du chiffre d’affaires est réalisé à travers des canaux de vente en gros, a confirmé avoir été approché par le groupe textile sud-coréen E-Land en vue d’un adossement potentiel. Indiquant mener «en permanence une réflexion concernant l’évolution de sa stratégie de développement et de son capital», le groupe, dont le siège social est situé dans la Drôme, ajoute que «des discussions très préliminaires sont en cours, sans aucune certitude à ce stade que ces discussions aboutissent».
Les investisseurs ont fait gagner 36% à l’action qui a terminé la séance d’hier à 23,3 euros dans des volumes élevés de transaction, conférant au groupe une capitalisation boursière de 81 millions d’euros. La Lettre de l’Expansion avait auparavant fait état d’une offre à 35 euros, ce qui valoriserait la cible, dette incluse, «0,6 fois son chiffre d’affaires, 9 fois son excédent brut d’exploitation et 14,6 fois son résultat opérationnel attendus» sur l’exercice finissant au 30 septembre 2013, selon les calculs du bureau d’analyse Gilbert Dupont. Ce dernier estime qu’une reprise de Lafuma par le groupe sud-coréen «a du sens», car le potentiel de ventes de Lafuma est très important en Asie, grâce notamment à sa marque généraliste éponyme et à son pôle «Montagne» (marques Millet et Eider).
Si ce continent ne représentait que 13% du chiffre d’affaires du groupe français sur la période allant d’octobre 2011 à mars 2012, premier semestre de l’exercice en cours, ce dernier y a néanmoins enregistré une croissance de 52% de ses ventes d’une année sur l’autre. Elles ont été tirées principalement par le Japon et par Hong Kong, où il a ouvert six nouvelles boutiques au total. Lafuma, qui avait affiché une perte nette de 3,6 millions d’euros en 2009-2010, avait alors mis en place avec LG Fashion, autre groupe sud-coréen, une coentreprise destinée à développer ses ventes sur le marché chinois.
Conglomérat non coté en Bourse, E-Land aurait les moyens de procéder à cette acquisition, avec un chiffre d’affaires correspondant à 5,8 milliards d’euros en 2011. Il est présent dans la distribution d’articles de mode et de sport, où il possède une soixantaine de marques, tout en étant également actif dans les centres commerciaux, la restauration, l’hôtellerie ou la construction.
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