Le marché automobile européen subit un onzième mois de repli consécutif
La pédale de frein ne répond plus et le marché automobile européen ne cesse de dévaler la pente. Aucun signal ne laisse espérer une amélioration dans un paysage marqué par la morosité du consommateur. L’été n’a pas été clément avec, selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), des replis du volume des immatriculations au sein de l’Europe des Vingt-Sept (hors Malte) par rapport au même mois de 2011 de 7,8% en juillet et de 8,9% en août, onzième mois de baisse consécutif. Sur 8 mois, la chute atteint 7,1%, à moins de 8,3 millions de véhicules particuliers écoulés.
Dans ce contexte, même le solide marché allemand montre des signes d’essoufflement, avec un repli de 4,7% en août (-0,6% sur 8 mois). En parallèle, le Royaume-Uni est le seul parmi les grands marchés à tirer son épingle du jeu (+0,1% et +3,3% sur un et huit mois), tandis que les marchés français (-11,4% et -13,4%) et italien (-20,2% et -19,9%) font toujours grise mine. Symboliquement, les modestes marchés grec et portugais se distinguent en queue de peloton avec des baisses cette année de 42% et 40,4%. De quoi confirmer les prévisions les plus prudentes pour l’ensemble de l’exercice, avec un recul de 7% à un plus bas de 17 ans en vue selon l’Acea. Goldman Sachs mise sur une baisse des immatriculations de 9% en 2012 et de 3% l’an prochain.
Volkswagen fait toujours la course en tête (+1,3% et -0,1%), avec une part de marché en progression de 1,7 point sur 8 mois à 24,8%. Ses dauphins, les constructeurs français, restent à la peine malgré un bond des ventes de Dacia de 16% le mois dernier. Avec des plongeons de 13% et 12,9% en août, PSA Peugeot Citroën et Renault concèdent en 2012 une perte de 1,9 point du marché européen, à 20,7%.
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