Le marché automobile européen ne redressera pas la tête en 2012
Le marché automobile européen négocie un virage périlleux. Alors que l’année 2011 s’est achevée sur un nouveau repli mensuel, 2012 s’annonce en demi-teinte. Le mois dernier, le volume d’immatriculations a cédé 6,4% au sein des Vingt-Sept (hors Chypre et Malte) par rapport à décembre 2010 selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), à 953.108 véhicules précisément. Après des replis de 1,8% en octobre et de 3,5% en novembre, la pente reste donc la même, aboutissant à un recul de 1,7% sur douze mois (13,1 millions d’unités). Soit le quatrième exercice consécutif de baisse.
Renault, qui entend bien poursuivre l’internationalisation de ses ventes (lire ci-dessus) s’attend à constater une hausse de 4% du marché mondial en 2012, en contraste avec un repli de 7% en France et de 3% en Europe. La société de recherche JD Power mise de son côté pour cette dernière sur un repli voisin de 7%.
Il est vrai que Renault n’a pas brillé en 2011, tout comme PSA Peugeot Citroën, avec des immatriculations en recul selon l’Acea de respectivement 8,4 et 9,0%. Et de 14,8% et 19,3% en décembre. Sur l’année, les deux groupes hexagonaux cumulent ainsi 22,2% du marché, 1,7 point de moins qu’en 2010. A l’inverse, Volkswagen a conforté sa première place avec 23,2% du marché, en hausse de 2 points. Le marché allemand a d’ailleurs été le seul parmi les principaux marchés du continent à enregistrer une embellie l’an dernier (+8,8% à près de 3,2 millions de véhicules), sur fond certes de fin de prime à la casse plus précoce offrant une base de comparaison plus favorable, tandis que le marché français cédait 2,1% compte tenu d’une dégringolade de 17,7% en décembre.
{"title":"","image":"77830»,"legend":"immatriculations en Europe»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La Bourse sanctionne le gouffre financier de l'IA
Les déceptions du troisième trimestre parmi les hyperscalers et l’avertissement d’Intel ont ponctué un nouveau mois difficile pour le secteur tech. Une rotation est à l’œuvre tandis que les investisseurs cherchent refuge auprès des emprunts d’Etat. -
Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
Le S&P 500 pourrait encore gagner 9% sur un an, comme la Bourse japonaise et l’indice paneuropéen. En revanche, le CAC 40, seul de ces indices en recul depuis le début de l’année, ne dispose que d’un potentiel de 6%. -
Les panels parient sur au moins deux hausses des taux Fed
Les panélistes interrogés par L’Agefi n’ont pas modifié leurs attentes de taux pour les quatre grandes géographies par rapport à fin septembre. Ils renforcent légèrement le dollar.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Winter is comingCroissance, dette : la France perd pied
« La France est à l'arrêt », constate le ministre des Finances, Roland Lescure. Les marges de manœuvre se réduisent : il faut contenir le déficit public alors que l'activité cale et les taux s'envolent -
EditoCrise énergétique et Budget : la France à l’heure d’hiver
Après les carburants, le gaz. Une autre crise énergétique est partie pour prendre de l’ampleur. Et démontre la nécessité d’affronter la réalité budgétaire d’un pays aux abois -
Derrière les effusions, ce que contient l’accord UE-Canada (et ce qu’il ne contient pas)
Les dirigeants canadiens et européens ont dévoilé vendredi l’ébauche de leur « alliance pour le futur » à l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal. Il reste cependant de nombreux points à négocier et de potentiels litiges à lever au cours des prochains mois