Le marché automobile européen connaît un nouveau revers de fortune
Le marché automobile européen reste convalescent. Comme attendu, la progression en trompe-l’œil de 7,1 % au mois de mai, soutenue particulièrement par un nombre de jours ouvrables supérieurs à travers le Vieux continent par rapport à mai 2010, a cédé la place le mois dernier à une vive correction en raison d’effets calendaires cette fois contraires. Selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), qui souligne que le mois a compté 0,7 jour ouvrable de moins que l’an passé, le volume d’immatriculations de voitures particulières au sein de l’Europe des Vingt-Sept a chuté de 8,1 % en juin, à 1,23 million d’unités.
Tous les grands marchés ont trébuché, d’une baisse limitée à 0,3 % en Allemagne à un recul de 12,6 % en France et jusqu’à une chute de 31,4 % en Espagne. Sur les six premiers mois de l’année, le marché européen creuse ainsi son recul, porté à 2,1 %. Les deux principaux marchés nationaux sur le semestre écoulé, l’Allemagne et la France, restent tout de même encore en territoire positif, en hausse de respectivement 10,5 % et 1 %.
Le palmarès des constructeurs reflète l’évolution par marchés nationaux, les Allemands étant à la fête sur six mois. Si la part de marché de BMW gagne 0,7 point à 5,8 % (immatriculations en hausse de 10,8 %), Volkswagen conforte son rang de numéro un européen avec des immatriculations en hausse de 5,7 %, portant sa part de marché du Vieux continent de 21 % à 22,7 %.
L’horizon du marché à fin d’année reste dès lors incertain, Louis Capital Markets évoquant tout de même une «stabilisation» du secteur automobile européen au second semestre aboutissant à une contraction pouvant aller jusqu’à 2 % sur l’ensemble de l’année en cours.
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