Le M&A atteint un niveau record en 2015
L’année 2015 aura été faste pour les fusions-acquisitions explique le Boston Consulting Group (BCG) dans un rapport publié mercredi 31 août. Après une hausse de 20% de la valorisation totale des contrats en 2014, la hausse a été de 40% en 2015.
A un sommet historique, les entreprises étaient valorisées 14 fois leur EBITDA en moyenne, soit 1,5 point de pourcentage en plus qu’en 2014 et 2 points de plus que la moyenne historique. Si le BCG craignait de voir apparaitre une bulle fin 2015, la baisse de 25% de l’activité M&A et les nombreux contrats abandonnés depuis le début de l’année 2016 devraient apaiser les tensions sur le marché.
Plusieurs facteurs conduisent cette dynamique selon le BCG. La croissance atone notamment : « dans l’environnement macroéconomique actuel, la priorité des entreprises est maintenant à la croissance externe » explique Jérôme Hervé, Directeur Associé Senior au bureau de Paris du BCG. Le rapport pointe en effet que, pour les « entreprises gérant la période post-acquisition avec rigueur », les fusions-acquisitions ne sont désormais plus considérées comme destructrices de valeur, mais comme « un des rares moyens d’augmenter la valeur de l’entreprise » dans le contexte actuel.
Conséquence, les annonces de fusion-acquisition sont plutôt bien perçues par le marché. Et les entreprises effectuant le plus d’opérations sont récompensées par les investisseurs, car créant plus de valeur sur le long terme. « Les entreprises que nous qualifions de « portfolio masters » [qui effectuent cinq opérations de fusion-acquisition ou plus tous les cinq ans] ont compris que l’ajustement et la diversification de leur portefeuille est un levier de performance » précise Jérôme Hervé. « Elles sont dans une dynamique active de M&A, car elles recherchent avant tout la croissance. Leur capacité à créer des synergies et à réussir l’intégration des acquisitions permet de créer de la valeur ».
« Les entreprises ont intérêt à passer d’une catégorie à l’autre, pour améliorer leur performance et le retour sur investissement à la suite d’opérations de fusions-acquisitions. 16% de celles qui sont devenues « portfolio masters » ont généré un Total Shareholder Return moyen de 4,8 % sur un an » conclut ainsi Jérôme Hervé.
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