Le groupe néerlandais ASML prévoit un début d’année 2012 dynamique
La confiance prévaut à court terme pour ASML. Le leader mondial de la gravure de circuits intégrés, utilisés par l’industrie des semi-conducteurs, a fait état hier d’un carnet de commandes dépassant les 710 millions d’euros au quatrième trimestre 2011, légèrement supérieur aux attentes avec une marge brute conforme à 41%. Malgré un repli séquentiel de 16%, les ventes qui s’élèvent à 1,2 milliard se comparent favorablement aux 1,1 milliard d’euros prévus par la société. Un très faible taux d’imposition (2,2%) lui permet en outre d’afficher un bénéfice net par action de 0,68 euro supérieur de 28% au consensus.
ASML annonce un dividende en progression de 15% à 0,46 euro par titre ainsi qu’une augmentation de 10% de son programme de rachats d’actions à 1,1 milliard d’euros, dont 700 millions déjà effectués à fin décembre. Pour le premier trimestre 2012, le groupe table sur une marge brute en hausse de 2 points à 43% accompagnée d’une progression des commandes d’un trimestre sur l’autre. Les frais de R&D devraient s’élever à 145 millions afin de soutenir ses efforts stratégiques d’investissement.
Soutenue par une transition technologique, la demande accrue des clients pour les mémoires flash «Nand» et les mémoires «Dram» devrait conduire à «un chiffre d’affaires d’environ 2,4 milliards d’euros au premier semestre», déclare le directeur général Eric Meurice. Le bureau d’analyse actions de Natixis tablait jusqu’ici sur 1,8 milliard d’euros. Quant à la nouvelle génération de machines (EUV ou ultraviolet extrême), elle souffre actuellement d’une productivité insuffisante mais qui devrait fortement croître d’ici à fin 2012.
Le carnet de commandes de 1,7 milliard d’euros à fin 2011 devrait cependant retomber entre 1 et 1,5 milliard d’ici fin juin, selon les analystes de Liberum Capital. «Sauf retournement prononcé de l’industrie des semi-conducteurs dans les 6 prochains mois, le faible niveau du carnet de commandes d’ici au milieu de l’année pèsera sur les ventes au deuxième semestre», jugent donc ceux-ci, en émettant des doutes sur les attentes élevées du marché pour 2013. Après une forte hausse en début de séance, l’action a terminé en repli de 3,5% à 32,5 euros hier sur Euronext Amsterdam.
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