Le groupe familial Arnault resserre son contrôle sur la holding de LVMH
Le numéro un mondial du luxe LVMH a annoncé, ce mardi, un projet de rachat de la marque Christian Dior Couture pour une valeur d’entreprise de 6,5 milliards d’euros et une offre du groupe familial Arnault sur les minoritaires de la holding Christian Dior qui marque un renforcement du contrôle de la famille sur le groupe.
Le groupe familial Arnault détient actuellement 74,1% du capital de la holding Christian Dior, maison mère de LVMH dont elle détient 41%.
A l’issue des opérations annoncées et représentant une valeur totale estimée autour de 12 milliards d’euros, le groupe familial Arnault pourrait atteindre 100% du capital de Christian Dior, qui conservera comme unique actif 41% de LVMH après la vente de 100% de sa branche haute couture, appelée à renforcer le pôle Mode et Maroquinerie du groupe de luxe.
«Cette sortie (des minoritaires de Christian Dior) permettrait au groupe familial Arnault de renforcer son engagement dans le groupe LVMH, suivant en cela une politique constante depuis 25 ans», a expliqué au cours d’une téléconférence Jean-Jacques Guiony, directeur financier du groupe de luxe. «Il renforce son engagement ici par cette opération de grande ampleur.»
En Bourse, l’action LVMH s’est adjugé 3% dans les premiers échanges après ces annonces, en tête de l’indice CAC 40 (+0,14%). Le titre Dior a bondi de près de 13%.
«C’est à nos yeux une bonne acquisition pour LVMH vu la solidité de la marque Christian Dior, le bon usage du bilan et la réunification de la marque avec les activités parfum très profitables qu’opère LVMH», commente Barclays dans une note.
La simplification de la structure passera par une offre publique simplifiée du groupe familial Arnault sur les actions Christian Dior qu’il ne détient pas encore. L’offre rémunérée de façon mixte - 172 euros en numéraire et 0,192 action Hermès International par action Christian Dior - reflète une prime de 14,7%.
La famille Arnault détient 8% environ d’Hermès, participation héritée de l’armistice conclu en 2014 entre les deux groupes.
L’offre, qui devrait être déposée fin mai sous réserve des autorisations adéquates, prévoit également deux branches subsidiaires.
Les projets annoncés devraient être réalisés au second semestre, a indiqué LVMH dans son communiqué.
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