Le groupe Cegedim rallonge une nouvelle fois la maturité de sa dette obligataire
Cegedim poursuit le refinancement de sa dette en profitant de la bonne tenue des marchés. Le spécialiste des logiciels de santé a réalisé hier à cet effet une émission obligataire senior de 125 millions d’euros qui viendra compléter la souche de 300 millions d’euros, assortie d’un coupon de 6,75%, émise le 20 mars 2013. Les obligations nouvelles ont les mêmes caractérisques que celles de l’an dernier, à l’exception du prix d’émission qui sera «de 105,75 % augmenté des intérêts courus depuis le 1er avril 2014». Il est à noter que la taille de l’opération a été augmentée d’un quart par rapport au montant initialement prévu.
Le produit net de cette nouvelle offre «sera utilisé pour financer le rachat de tout ou partie des 168,6 millions d’euros encore à ce jour en circulation de son emprunt obligataire 7,0% de 300 millions d’euros à échéance 2015» et il contribuera également à «payer la prime ainsi que les frais y afférant». L’offre de rachat de cette souche obligataire à 7%, lancée de façon concomitante hier, est valable jusqu’au 11 avril prochain.
A l’issue de cette double opération, environ 80% de la dette financière brute de Cegedim (516 millions au 31 décembre 2013) devraient dorénavant être remboursables à l’horizon 2020. Le groupe dispose par ailleurs d’un crédit revolving de 80 millions d’euros et d’un prêt d’actionnaire de 45 millions d’euros, à échéance 2016, qui lui a été accordé par son actionnaire majoritaire la famille Labrune. Grâce à une hausse de 8,5% de sa génération de cash flow opérationnel en 2013, sa dette nette a été contenue à 462 millions au 31 décembre dernier, en repli de 2,8% d’un an sur l’autre.
L’éditeur de logiciels a profité de cette annonce pour donner quelques indications sur la marche de ses affaires au cours des deux premiers mois de l’exercice 2014. Bénéficiant d’«un meilleur mix-produit combiné à une maîtrise continue de ses coûts», il est parvenu à réduire d’un quart sa perte opérationnelle par rapport à la même période de l’an dernier (6,2 millions d’euros contre 8,3 millions), malgré une baisse organique de 3,3% de son chiffre d’affaires à 126,2 millions. Il anticipe toujours pour l’ensemble de l’exercice «au minimum une stabilité de son chiffre d’affaires et de sa marge opérationnelle courante».
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