Le FSI finance les nouvelles ambitions de l’équipementier aéronautique Mécachrome

Après avoir recapitalisé la société en 2009, le fonds injecte 16,8 millions d’euros supplémentaires avec les autres actionnaires pour payer une acquisition
Olivier Pinaud

Au bord du redressement judiciaire en 2009, en raison d’une dette de 200 millions d’euros, essentiellement obligataire, Mécachrome entame une nouvelle phase de développement. Le Fonds stratégique d’investissement (FSI), Ace Management et le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec ont injecté 16,8 millions d’euros au capital de l’équipementier aéronautique afin de lui permettre de financer l’acquisition de Mécahers. Objectif principal : renforcer ses positions chez Airbus, son premier client. La cible réalise un chiffre d’affaires d’environ 25 millions d’euros.

Les trois actionnaires avaient déjà investi conjointement 45 millions d’euros en fonds propres et quasi-fonds propres fin 2009 pour permettre à Mécachrome de sortir de la procédure de sauvegarde. Depuis, ils se partagent environ à parts égales le capital de l’équipementier. La structure du second tour de table est équivalente à celle du premier afin de préserver intactes les participations de chaque actionnaire.

«Mécachrome est aujourd’hui sur de bons rails. Depuis notre investissement, un important travail a été réalisé par l’équipe de direction, le plan d’affaires a été respecté et la société s’est désendettée significativement. Nous avons donc estimé qu’elle était en mesure de jouer un rôle significatif de consolidateur», explique à L’Agefi Sacha Talmon, directeur d’investissement au FSI. Au 30 juin 2011, sa dette avait été ramenée à moins de 30 millions d’euros. Et avec un chiffre d’affaires 2011 de 225 millions d’euros, Mécachrome a dégagé un excédent brut d’exploitation d’environ 25 millions d’euros.

Selon Philippe Blandin, le secrétaire général de l’équipementier, «même si la santé financière de Mécachrome s’est fortement améliorée, le recours à une levée de fonds était légitime. Nous préférions conserver nos disponibilités pour la gestion opérationnelle, afin de pouvoir par exemple faire face à d’éventuelles difficultés provenant soit de défaillances de certains de nos fournisseurs ou de la raréfaction de matières premières».

«Le rôle du FSI peut être de soutenir des entreprises qui peuvent rencontrer des difficultés mais surtout de les accompagner dans leur phase de croissance. Dans ce sens, notre intervention chez Mécachrome constitue un très bon cas d’école que nous pourrions répliquer avec d’autres participations», ajoute Sacha Talmon.

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