Le fonds d’Abou Dhabi IPIC s’empare du capital de Cepsa
Le second groupe pétrolier d’Espagne deviendra propriété exclusive du fonds souverain International Petroleum Investment (IPIC) qui en contrôle aujourd’hui 47%. Détenu par le gouvernement d’Abou Dhabi, IPIC a annoncé hier qu’il lançait une OPA sur Cepsa après être parvenu à un accord «irrévocable» de vente avec le groupe Total et sa filiale Odival, jusque-là premier actionnaire avec 48,8% du capital.
Le fonds offrira 28 euros par titre, soit une prime de 23% sur la cotation à la veille de l’annonce, et versera un dividende de 50 centimes aux actionnaires.
Total devrait tirer environ 3,7 milliards d’euros de l’opération, qui lui permet de poursuivre «la réalisation de son objectif de réduction de son exposition au raffinage européen», expliquait-il hier dans un communiqué. Le groupe français engage d’autre part «une coopération avec IPIC dans le développement du pétrole et du gaz». Total a démenti hier les rumeurs qui lisaient dans cette vente sa volonté d’entrer au capital du groupe espagnol Repsol en rachetant les 20% détenus par Sacyr.
En tout, IPIC devra débourser 3,96 milliards d’euros et 134 millions en dividendes pour monter jusqu'à 100% de Cepsa, dont il est actionnaire depuis 1988. Au terme de l’opération, qui situe la valeur du groupe à 7,5 milliards d’euros, le groupe espagnol ne sera plus coté en Bourse.
La vente du capital flottant (4,11%) deviendra obligatoire une fois l’achat des parts de Total formalisé (sous réserve de son autorisation), explique IPIC dans un document envoyé à l’autorité espagnole des marchés (CNMV). La décision d’acheter Cepsa a été approuvée en conseil d’administration le 25 janvier 2011, précise-t-il.
Santander et Union Fenosa avaient reçu 33 euros par action en 2009 lors de la vente de leurs parts à IPIC, qui avait ainsi porté sa participation de 9,5% à 47% du capital de Cepsa. Présent essentiellement en Espagne, Cepsa se spécialise surtout dans le raffinage et la commercialisation des dérivés du pétrole. Le groupe emploie près de 12.000 personnes. Début février, il avait annoncé le rachat de la filiale espagnole de Chevron qui lui apporte notamment une soixantaine de stations-service aux îles Canaries.
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