Le fonds CIAM envisage de monter au capital d’Europcar
CIAM, qui détient 5,02% d’Europcar, envisage de renforcer sa présence au capital du loueur de véhicules et de proposer des candidats pour intégrer son conseil de surveillance, a déclaré Catherine Berjal, la présidente du fonds activiste, à l’agence Agefi-Dow Jones. Alors que le cours de Bourse d’Europcar s’inscrit à 4,5 euros lundi, le fonds estime que le groupe est actuellement sous-valorisé et que le titre vaut selon ses estimations entre 7 et 8 euros, a ajouté la responsable.
CIAM a augmenté sa participation au capital d’Europcar en novembre, profitant de la chute de son cours de Bourse consécutive à un avertissement sur les résultats de 2019. Au lendemain de l’alerte lancée le 23 octobre, l’action du loueur de véhicules avait abandonné 37,1% pour tomber aux environs de 3 euros, un plus bas historique. «L’action était clairement sous-évaluée et la faiblesse du cours de Bourse constituait une opportunité d’achat que nous avons saisie», commente Catherine Berjal.
«Actuellement, le titre Europcar vaut selon nous entre 7 et 8 euros, mais il vaudra bien plus lorsque le groupe aura achevé sa restructuration», anticipe Catherine Berjal. Convaincu du potentiel de redressement d’Europcar, CIAM envisage «de poursuivre ses achats d’actions sur le marché, en fonction des opportunités».
Le fonds activiste a également l’intention d’influer sur le mode de gestion de l’entreprise. «CIAM envisage de proposer une liste de candidats pour intégrer le conseil de surveillance d’Europcar. Ces candidats seront compétents dans les domaines où le groupe est en retard, comme le digital», a révélé Catherine Berjal.
Mais CIAM ne souhaite pas pour autant chambouler l’organigramme du groupe et fait pour l’instant confiance à Caroline Parot pour redresser les performances opérationnelles d’Europcar. «L’actuelle présidente du directoire mérite sa chance, elle a su diriger Europcar dans un contexte difficile sur le plan de l’activité et alors que le premier actionnaire du groupe, Eurazeo, surreprésenté au conseil de surveillance, a décidé de se retirer», souligne Catherine Berjal.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé en novembre le lancement d’une revue stratégique de ses options concernant sa participation de 29,9% dans le capital d’Europcar. A l’issue de cette réflexion, Eurazeo pourrait envisager la cession de tout ou partie de sa participation.
Après avoir accompagné Europcar pendant 13 ans, Eurazeo estime que son désengagement «pourrait conduire à une revalorisation du titre».
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